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Ottawa publie des lignes directrices sur les commotions cérébrales dans le sport

Le gouvernement canadien a dévoilé vendredi un nouvel outil pour que les athlètes ayant subi une commotion cérébrale reçoivent les soins appropriés et puissent reprendre leur vie normale à la suite du traumatisme.

Élaborées par un comité d'experts formé par l'organisme Parachute Canada, les « Lignes directrices canadiennes sur les commotions cérébrales dans le sport » sont destinées aux athlètes et à tout leur entourage : entraîneurs, arbitres, enseignants, thérapeutes, parents et professionnels de la santé.

Le document est le résultat du groupe de travail mis sur pied par Ottawa en 2015 afin d'établir des lignes directrices sur les enjeux liés aux commotions cérébrales, dont le processus à suivre quant à la reprise des études et le retour au jeu.

Les experts s'accordent pour dire que les commotions cérébrales constituent un problème de santé publique qui affecte particulièrement les jeunes. Aux États-Unis, près de la moitié des victimes de commotions cérébrales liées au sport chez les jeunes sont âgées de 12 à 15 ans.

Le président de Parachute Canada, Steve Podborski, estime qu'avec ces lignes directrices, les organismes du milieu sportif disposeront d'une information systématique et uniforme pour prévenir et traiter les commotions cérébrales.

Pour le cycliste et triple médaillé olympique, Curt Harnett, un tel outil est vital pour le rayonnement des athlètes canadiens à l'étranger. « Il est essentiel que toutes les organisations sportives soient sur la même longueur d'onde en ce qui concerne les commotions cérébrales afin d'assurer une bonne gestion des athlètes », affirme-t-il.

Plusieurs athlètes canadiens, dont le joueur de football Étienne Boulay, ont d'ailleurs participé à une conférence en 2016 pour réclamer un tel protocole d'intervention

Les experts mandatés par Ottawa se sont basés sur les données scientifiques tirées du « 5e consensus international sur les commotions cérébrales dans le sport », publié en avril 2017, pour la rédaction des lignes directrices.

En plus de Parachute Canada, plusieurs associations du milieu sportif ont participé au groupe de travail, notamment Hockey Canada, l'Association canadienne de soccer, l'Association canadienne de physiothérapie et l'Association canadienne des thérapeutes du sport.

Le développement de cet outil national a été financé par l'Agence de la santé publique du Canada, qui a investi 1,4 million de dollars pour sa réalisation.

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