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Ottawa veut « développer des outils » pour gérer l'inconduite sexuelle

Il n'y a pas de mode d'emploi pour savoir comment gérer les allégations d'inconduite sexuelle, a affirmé le premier ministre Justin Trudeau lors d'un point de presse qu'il a tenu mardi, à Ottawa.

Il répondait alors à la question d'une journaliste qui lui demandait pourquoi Kent Hehr faisait toujours partie du caucus libéral malgré les allégations d’inconduite sexuelle dont il fait l'objet. Le député a démissionné de son poste de ministre la semaine dernière, le temps qu'une enquête indépendante soit menée.

Une ex-employée de l'Assemblée législative de l'Alberta l'avait accusé sur Twitter d'avoir tenu des propos déplacés à son égard lorsqu'il était député provincial. Il aurait également eu un geste déplacé à l'endroit d'une employée au parlement depuis son arrivée à Ottawa comme député fédéral.

Justin Trudeau a raillé qu'il n'avait pas reçu de manuel écrit par Wilfrid Laurier depuis qu'il est devenu chef du Parti libéral du Canada et que, comme dans beaucoup de milieux de travail, il tente de « développer des outils pour une situation qui est tout à fait nouvelle ».

Il a affirmé qu'il fallait d'abord croire les victimes alléguées et ensuite se fier à un processus équitable pour faire la lumière sur les faits reprochés.

Une règle qui s'applique à tous

Un journaliste lui a demandé si la même règle s'appliquait à lui. « La norme s'applique à tout le monde. Il n'y a pas de contexte excluant la responsabilité de ce qu'une personne a fait dans le passé », a répondu le premier ministre.

Justin Trudeau est persuadé que personne ne pourra l'accuser de ce genre de comportement qui a fait tomber des politiciens de premier plan, a-t-il avancé lors d'une entrevue radio diffusée samedi à l'émission The House, sur les ondes de CBC.

Lorsqu'on lui a demandé si certaines de ses actions passées pouvaient être mal interprétées, Justin Trudeau a répondu qu'il ne le pensait pas.

« Cela fait plus de 25 ans que je travaille sur les questions entourant l'agression sexuelle. Mes premiers engagements ont été pour le centre de lutte contre les agressions sexuelles de la société étudiante de McGill, où j'ai été l'un des premiers animateurs masculins de leur programme de sensibilisation à modérer des conversations, parfois très difficiles, sur les questions du consentement, de la responsabilité et de la dynamique du pouvoir. »

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