Les conditions météorologiques exceptionnelles des dernières semaines ont comme effet de nous priver des traditionnelles couleurs éclatantes de l'automne.

Un texte de Sarah Sanchez

La chaleur, le soleil et les faibles précipitations de septembre ont contribué à retarder l’arrivée de la saison automnale, mais aussi à ternir les feuilles des arbres et à les faire tomber prématurément.

« Je disais tout à l’heure à mes voisins que l’érable à côté de la maison est normalement d’un rouge vif, à cette époque, a constaté Michel Labrecque, chef de la division recherche et développement scientifique au Jardin botanique de Montréal. Cette année, c’est décevant, le spectacle n’est pas au rendez-vous. L’arbre a presque perdu 75 % de ses feuilles. »

Michel Labrecque explique que les coloris automnaux sont provoqués par la photopériode, c'est-à-dire par la durée du jour qui rétrécit.

« Cette année, on n’a pas eu froid et à peu près pas de gel au sol, poursuit M. Labrecque. Donc les feuilles semblent tomber ou sécher avant d’être colorées. »

Phénomène rare

Cet automne aux teintes moins nuancées qu’à l’habitude est aussi extraordinaire que la canicule du mois dernier, soulève Michel Labrecque.

« Il est rare d’avoir des automnes aussi chaud. On a eu des températures de 30°C jusqu’à la semaine dernière. L’eau des lacs dans les Laurentides est encore étonnement chaude et les sols sont particulièrement secs parce qu’il n’y a pas eu beaucoup de pluie. Tout cela combiné est aussi exceptionnel que l’absence de coloris à cette période-ci de l’année. »

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