Retour

Ouverture de trois centres d’injection supervisée à Montréal

À compter de lundi, des centres d'injection supervisée commenceront à offrir leurs services aux toxicomanes de Montréal, comme c'est déjà le cas à Vancouver, en Colombie-Britannique. D'ici l'automne, quatre sites seront mis sur pied dans la métropole, dont la première unité mobile au pays.

Julien Montreuil ne conduit pas n'importe quel véhicule : il est au volant du seul centre d’injection supervisée mobile au pays.

« Chez nous, on est super fiers. Mais c'est une victoire surtout pour les personnes qui vont utiliser le service », explique le directeur adjoint de L’Anonyme.

Dès lundi, ce véhicule de l'organisme L'Anonyme circulera la nuit, au centre-ville de Montréal. « Les gens entrent dans le véhicule. On prend le temps de faire l'inscription avec eux et les données qu'on recueille sont totalement confidentielles », ajoute-t-il.

« La deuxième étape, c'est le lieu d'injection. Il y a deux cubicules d'injections avec des miroirs. C'est important, parce que ça nous permet de voir les gens pendant qu'ils s'injectent, de voir s'ils se mettent à aller moins bien, s'il y a des signes avant-coureurs d'une surdose. Comme ça, on va être prêt à intervenir », souligne M. Montreuil.

Une demande bien réelle

Chez Cactus, on compte une dizaine de cubicules. Le personnel y est également qualifié pour intervenir en cas de surdose ou de malaise.

Selon la Direction de la Santé publique de Montréal, de 200 à 300 injections devraient avoir lieu sur l’ensemble des sites chaque jour. Seulement chez Cactus, on s'attend toutefois à en superviser de 140 à 215 quotidiennement. Une cinquantaine de toxicomanes seraient déjà inscrits en prévision de l'ouverture lundi.

Au centre de l'organisme Dopamine, qui doit ouvrir lundi également, on s'attend à superviser de 12 à 18 injections.

« C'est un projet qui est très attendu et on pense que lundi, il y aura une réponse assez immédiate, à l'ouverture du service », confirme la directrice générale de Cactus, Sandhia Vadlamudy.

De plus, on s’attend à ce que ces centres diminuent le nombre de seringues souillées dans les parcs et les ruelles. Spectre de rue en récupère des dizaines chaque semaine.

« Le matériel utilisé sera récupéré sur place, donc, il ne sortira plus dans l’environnement. C’est super important pour la qualité de vie de tout le monde », affirme Alexandre Stamboulieh, qui est travailleur de rue pour l’organisme.

Le site d'injection supervisée de Spectre de rue ouvrira ses portes à Montréal cet automne.

Le gouvernement du Québec a prévu une enveloppe de 12 millions de dollars sur trois ans pour financer ces quatre centres.

Avec les informations de Jean-Philippe Robillard

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Toute la vérité sur la Vierge





Concours!



Rabais de la semaine