Retour

Panique au sein de la communauté haïtienne aux États-Unis

L'inquiétude et la déception grandissent chez les Haïtiens résidant aux États-Unis, poussant beaucoup de ceux bénéficiant d'un statut de résident temporaire à traverser la frontière canadienne, de peur d'être renvoyés vers leur pays d'origine, témoigne une présentatrice de télévision bien connue dans cette communauté.

C’est l’actuelle administration américaine qui est à blâmer, selon Farah Larrieux. En entrevue à Radio-Canada, l'animatrice, dont le statut est semblable à ses compatriotes demandeurs d’asile, a le propos dur.

Mme Larrieux s'attend à une intensification de l'afflux de migrants au Canada d'ici à janvier prochain « si l’administration Trump ne prend pas la bonne décision et ne fait pas ce qui est juste ».

« En quittant Haïti, on espérait pouvoir construire notre vie », mais ce n’est pas ce qu’on constate, dit-elle. Elle évoque un état de panique qui gagne la communauté haïtienne dans plusieurs régions des États-Unis.

« Se voir forcés de tout laisser derrière eux, tout ce qu’ils ont bâti pendant des années. Certains sont bien établis, ils travaillent très bien aux États-Unis ou ont leur compagnie, comme moi. D’autres ont eu des enfants aux États-Unis, qui parlent très peu le créole et qui n’ont jamais mis le pied en Haïti, et qui sont des citoyens américains ». Tout cela est triste, poursuit Farah Larrieux.

Il n’est pas question de revenir en Haïti. « Le fait que les Haïtiens cherchent d’autres alternatives d’accueil, ça prouve qu’ils savent pertinemment que retourner en Haïti n’est pas la meilleure chose à faire », indique Mme Larrieux.

Ces candidats à l’exil sont également exposés à une multitude de rumeurs disant entre autres que le Canada est prêt à les recevoir et qu’Ottawa s’occupera « même de couvrir les frais d’immigration ».

Elle souligne également que cette situation d’incertitude au sein de la communauté haïtienne affecte non seulement l’économie de la diaspora haïtienne, mais aussi l’économie d’Haïti, puisque beaucoup de ces gens effectuent régulièrement des transferts d’argent vers ce pays.

Farah Larrieux tente de se montrer optimiste et plaide pour une solution permanente à ce problème, dont les répercussions pourraient se faire sentir dans les dix prochaines années.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine