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Paralysie budgétaire à Washington : Trump propose de changer les règles du Sénat

Alors que la paralysie budgétaire persiste depuis près de 48 heures à Washington, le président des États-Unis, Donald Trump, demande aux républicains de changer les règles du Sénat pour dénouer l'impasse.

Le Sénat ajournait ses délibérations dimanche sans voter sur le texte bugétaire qui mettrait fin à la fermeture partielle du gouvernement. Le vote, intialement prévu à 1 h dans la nuit de dimanche à lundi, a été reporté à lundi midi.

À ce stade, un déblocage semble improbable, puisque les règles en vigueur prévoient une « supermajorité » de 60 voix pour que le Sénat, où siègent 100 élus, adopte un texte lié aux questions budgétaires. Le Parti républicain ne compte que 51 élus au Sénat.

Pour dénouer cette impasse, Donald Trump a suggéré de supprimer cette règle et de passer à la majorité simple, une option presque aussitôt rejetée par le chef de file des républicains, Mitch McConnell.

Les fonctionnaires en congé forcé

Le projet de loi pour faire fonctionner le gouvernement fédéral s'est effondré un peu après 22 h vendredi, quand il n'a pas pu recueillir l'appui nécessaire de 60 sénateurs.

Depuis, des centaines de milliers de fonctionnaires sont en congé sans salaire, dont 1,3 million de militaires. Près de 9 millions d’enfants sont aussi privés d’assurance maladie, leurs parents ne pouvant pas la payer.

Des agences et institutions fédérales sont aussi fermées, dont l’emblématique statue de la Liberté. Près de 150 parcs nationaux sont ouverts, mais n’offrent pas de services.

Démocrates et républicains se renvoient la balle

Démocrates et républicains continuent de se blâmer mutuellement pour la paralysie budgétaire dans laquelle est plongé le gouvernement.

Les démocrates veulent absolument inclure dans le texte du budget une mesure pour protéger les « Dreamers », les quelque 700 000 immigrants qualifiés d’illégaux par les républicains et menacés d'expulsion en mars. Ces migrants étaient protégés de toute expulsion des États-Unis par le programme DACA, mis en place par Barack Obama en 2012, mais Donald Trump a annoncé la suppression du programme en septembre.

Côté républicain, on accuse les démocrates de favoriser les immigrants au détriment de la sécurité nationale.

« Nous ne rouvrirons pas de négociations sur l'immigration clandestine tant qu'ils ne rouvriront pas le gouvernement et qu'ils ne vous donneront pas à vous, nos soldats, et à vos familles les prestations et les salaires que vous avez gagnés », a dit le vice-président Mike Pence, en tournée au Proche-Orient.

« Malgré un appui des deux partis pour l'adoption d’un budget, une minorité au Sénat décide de faire de la politique partisane avec les salaires des militaires. Vous méritez mieux », a-t-il ajouté.

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