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Paris Climat 2015 : « Il n'y a pas de plan B, parce qu'il n'y a pas de planète B »

Un événement politique, économique, diplomatique et scientifique majeur va se dérouler dans la capitale française du 30 novembre au 11 décembre prochain : la 21e « Conference of parties », la COP-21.

Un texte de Yanick Villedieu, animateur des Années lumière

Les « parties » en question, ce sont les 195 États qui vont poursuivre leurs négociations en vue d'un accord pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

Si l'on veut limiter ces fameuses émissions de GES, c'est dans l'espoir de maintenir le réchauffement climatique dans des limites raisonnables, sinon acceptables. Idéalement, disent les scientifiques, il ne faudrait pas que la température moyenne du globe augmente, à la fin du 21e siècle, de plus de 2 degrés Celsius par rapport à ce qu'elle était au début de l'ère industrielle.

Il y a urgence

Cette semaine, à moins de 100 jours de l'ouverture de la conférence Paris Climat 2015, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a lancé à Paris un nouvel appel aux chefs de gouvernement du monde pour « accélérer le rythme des négociations » dans le but de parvenir à un accord global sur le climat.

Dans un point de presse avec lui, le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, qui présidera la rencontre de Paris, a parlé des « conséquences dramatiques » du « dérèglement climatique ». Il a illustré l'urgence et la nécessité d'un accord en disant : « Il n'y a pas de plan B, parce qu'il n'y a pas de planète B. »

Mais même si les négociations préconférence sont loin d'être terminées, les deux hommes se sont quand même dits « prudemment optimistes » sur les possibilités d'un accord à Paris, en décembre.

Dans une entrevue aux Années lumière, le chef du programme Climat, énergie et infrastructures durables au Fonds mondial pour la nature (World Wildlife Fund, WWF) a expliqué pourquoi son organisation a présenté un « plan d'urgence » à mettre en place non pas en 2020, comme le sera l'éventuel accord de Paris, mais tout de suite.

Pour écouter cet extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici.

À noter que d'ici Paris, l'émission Les années lumière présentera chaque semaine, des reportages, des entrevues, des rencontres pour vous préparer à cet événement majeur. Dans cette rubrique intitulée Vers Paris Climat 2015, les auditeurs écouteront chaque semaine une « carte postale climat » sonore, qui leur parviendra de quelque part dans le monde...

Voici cette première une « carte postale climat », de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie.

Pour écouter cet extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Notre correspondant, Raphaël Billé, est coordonnateur du projet RESCCUE (Regional cooperation project to Restore Ecosystem Services and Adapt to Climate Change), un programme du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, en partenariat avec l'Agence française de développement et le Fonds français pour l'environnement mondial.

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