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Parti de Chine, le domino boursier renverse les marchés mondiaux

Entraînées par la chute de la Bourse de Shanghai, les bourses européennes ont enregistré d'importants reculs à la mi-journée pendant que Wall Street et les Bourses de Montréal et de Toronto ouvraient en baisse, perdant rapidement quelque 4 % de leur valeur.

En l'absence de nouvelles mesures gouvernementales pour soutenir l'économie, les marchés chinois ont connu une chute de près de 9 % lundi, après avoir connu un recul de 11 % au cours de la semaine dernière.

La Bourse de Shanghai a connu sa pire journée depuis 2007, entraînée dans une spirale descendante créée par la panique des investisseurs.

La chute de la bourse chinoise s'est fait sentir sur les marchés européens, où les Bourses de Paris, de Londres et de Francfort ont clôturé en baisse de respectivement de 5,35 %, 4,67 % et 4,70 %.

Les turbulences financières qui s'étendent à l'Europe frappent particulièrement la Bourse grecque, en baisse de 5,3 % à la mi-journée. Le vide politique créé par la démission du premier ministre Alexis Tsipras aggrave l'instabilité financière internationale.

En Amérique, les bourses ont amorcé leur séance à la baisse, enregistrant des pertes de l'ordre de 5 % dès l'ouverture. Toutefois, en après-midi, Toronto et New York avaient regagné une partie du terrain perdu le matin, le TSX et le Dow Jones affichant un recul d'environ 3 %.

Les bourses américaines avaient déjà enregistré un recul de plus de 3 %, vendredi.

Les métaux - cuivre, nickel et aluminium - ont également inscrit leurs indices les plus bas depuis 2009 à la Bourse de Londres.

« Il y a beaucoup de nervosité autour des défaillances de la Chine, et cela occulte le fait que l'économie américaine est saine et que celle de l'Union européenne se renforce », estime un gérant de portefeuille pour RidgeWorth Investments, Alan Gayle.

Dans ce contexte difficile, le directeur général du Fonds monétaire international, Carlo Cottarelli, a pris la parole ce week-end pour tenter de rassurer les marchés. « Il est totalement prématuré de parler d'une crise en Chine, a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Rimini, en Italie. L'économie réelle de la Chine ralentit, mais il est tout à fait naturel que cela se produise. »

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