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Partielles : la surprise qu'on n'attendait pas

On pensait que ce serait serré dans Arthabaska et Saint-Jérôme. Pantoute. Des victoires avec plus de 40 % des votes dans les deux cas. On pensait que ce serait facile dans Marie-Victorin et Verdun. Ça l'a été dans Marie-Victorin, mais pas dans Verdun. C'est donc là qu'il y a eu une surprise hier soir dans les quatre élections partielles au Québec.

Oui, les libéraux ont conservé Verdun. Ils ont gagné avec plus de 1000 voix d’avance. Mais la redoutable « machine » libérale, celle qui « fait sortir le vote », a eu des ratés. À peine 30 % des électeurs sont allés voter. Ça veut dire que des libéraux pensaient que la victoire serait facile au point de ne pas se déplacer. Résultat : la candidate libérale, Isabelle Melançon, a eu 35 % des voix. Son prédécesseur en avait eu 51 %. On peut aussi se demander si une alliance Parti québécois-Québec solidaire aurait battu les libéraux. L’addition des votes dit que oui, mais la mathématique en politique n’est pas si simple.

Verdun n’est pas unique pour les libéraux. Partout ailleurs, dans les trois autres circonscriptions, ils ont perdu du terrain. C’est peut-être le vote d’insatisfaction à l’égard du gouvernement, mais dans Arthabaska (28 %), ils auraient certainement aimé faire mieux.

François Legault et Jean-François Lisée peuvent dire mission accomplie. Ils ont conservé leurs acquis, la CAQ a gagné dans Arthabaska et le PQ dans Saint-Jérôme et dans Marie-Victorin. Une perte dans une circonscription aurait inévitablement soulevé des questions.

Mais non, le PQ a mieux fait dans Marie-Victorin, Saint-Jérôme et Verdun qu’à l’élection générale. Il a maintenu son pourcentage dans Arthabaska. Le constat est moins positif pour la CAQ : performance comparable dans Arthabaska et Verdun, un peu meilleure dans Saint-Jérôme, mais moins bonne dans Marie-Victorin. Mais la seule victoire convaincante dans Arthabaska permet à François Legault de respirer.

Finalement, Québec solidaire peut se réjouir de ses résultats dans Verdun (19 %) et Marie-Victorin (14 %), mais ça reste très difficile en région (Saint-Jérôme et Arthabaska : 4 %).

Il faut aussi se rappeler que des partielles, c’est comme un examen d’étape à l’école. On peut mesurer la progression, voir celui qui a été un bon ou un mauvais élève. Mais l’examen final en politique québécoise n’est que dans deux ans.

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