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Pas de procès pour l'auteur présumé de l'attaque dans un centre de l’armée de Toronto

Ayanle Hassan Ali, l'homme accusé d'avoir poignardé des soldats dans un centre de recrutement militaire, est inapte à subir son procès, selon un juge.

Cette décision survient quelques heures à peine après qu'il ait été accusé de terrorisme par la GRC, en lien avec une attaque au couteau le 14 mars dernier.

Dans une déclaration écrite, l'avocate d'Ayanle Hassan Ali affirme que la décision a été faite au terme d'une évaluation psychiatrique de deux mois.

Maureen Addie ajoute que son client est « inapte à subir un procès parce qu'il souffre de psychose et de problèmes de santé mentale majeurs ».

Plus tôt mardi, Ayanle Hassan Ali a été accusé de trois chefs de tentative de meurtre, deux chefs de voies de fait causant des lésions corporelles, trois chefs d'agression armée, et un chef de port d'arme dans un dessein dangereux pour le public au profit d'un groupe terroriste en vertu de l'article 83.2 du Code criminel.

Cet article stipule que quiconque est reconnu coupable d'avoir perpétré un acte criminel sous la direction d'un groupe terroriste, ou en association avec lui, est passible d'une peine de prison à perpétuité.

La GRC affirme que ces nouvelles accusations s'ajoutent à celles déposées contre l'homme de 27 ans par la police de Toronto. Les chefs d'accusation étaient exactement les mêmes, mais n'avaient pas été portées en vertu de l'article 83.2.

« Les accusations liées au terrorisme nécessitent une enquête poussée, ce qui peut prendre beaucoup de temps », a fait savoir dans un communiqué la commissaire adjointe Jennifer Strachan, commandante de la Division O de la GRC.

Le 14 mars dernier, Ayanle Hassan Ali s'est présenté dans un centre de recrutement situé près des rues Yonge et Sheppard et a sorti un couteau pour attaquer l'employé qui se trouvait derrière le comptoir d'accueil. Il a été immobilisé par six à huit soldats qui se trouvaient au centre. L'un d'eux avait été blessé dans l'altercation.

Le lendemain de l'attaque, le chef de police Mark Saunders avait confirmé que l'accusé, originaire de Montréal, avait évoqué le nom du Prophète lors de l'attaque. « Allah m'a dit de venir ici et de tuer des gens », aurait-il déclaré, selon lui.

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