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Passagers coincés dans un avion : l'aéroport et Air Transat se renvoient la balle

L'aéroport international d'Ottawa et la compagnie Air Transat se renvoient la balle au lendemain du changement de parcours d'un avion, dans lequel des passagers sont restés coincés pendant des heures. L'appareil en provenance de Bruxelles devait atterrir à Montréal, mais a été dérouté vers Ottawa en raison d'orages violents.

Dans un communiqué rendu public mardi matin, la compagnie aérienne évoque « une situation exceptionnelle » hors de son contrôle et affirme que le personnel de l’aéroport d’Ottawa « n’a pas été en mesure de [...] fournir des passerelles ou escaliers qui auraient permis [aux] passagers de quitter [les] appareils pris au sol, et à l’appareil en provenance de Bruxelles d’être ravitaillé en eau potable, celle-ci étant épuisée à la fin du vol ».

Le transporteur explique cette longue attente « par la congestion sur la rampe de l’aéroport d’Ottawa ainsi que les délais de ravitaillement en carburant [des] appareils ». « Le manque de carburant dans l’appareil effectuant le vol TS157 explique aussi l’absence de climatisation à bord pendant un certain moment », poursuit le communiqué d’Air Transat.

Pour les autorités de l’aéroport cependant, des autobus étaient prêts au cas où le transporteur voulait débarquer les passagers. Il s'agit d'une « décision qui n'a pas été prise [par le transporteur] », précise Krista Kealey, relationniste de l'aéroport d'Ottawa.

L’aéroport international d’Ottawa nie également avoir demandé à Air Transat de rester sur la piste, rappelant que les équipages sont responsables d'aviser les tours de contrôle lorsqu'ils sont prêts à prendre la piste.

L’appareil, un Airbus A330 avec 336 passagers à bord, s’est posé à Ottawa après 17 h. Les passagers n'ont pas été en mesure de descendre de l'avion. L'un d’entre eux a fait un appel au 911 pour pouvoir sortir de l'avion et des mesures d'urgence ont été déployées.

Des vols d'Air France, d'Air Canada et d'Emirates, entre autres, en provenance de plusieurs pays d'Europe et du Moyen-Orient ont également été déroutés à Ottawa. Ils sont restés de deux à trois heures sur la piste avant de prendre leur envol vers leur destination finale, soit Montréal ou Toronto.

Au bureau du ministre fédéral des Transports, on assure que ce genre de situation ne pourra plus se produire une fois qu'un projet de loi déposé par Marc Garneau au printemps sera adopté. Le projet de loi C-49 obligera les compagnies aériennes, après trois heures d'immobilité sur une piste, à fournir aux passagers de l'eau, de la nourriture et la possibilité de débarquer de l'appareil lorsque c'est sécuritaire. Le texte obligera les compagnies aériennes à expliquer aux passagers les raisons des retards.

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