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Paul Martin et Louise Arbour pressent Stephen Harper de « s’impliquer personnellement » pour Mohamed Fahmy

Nombre de Canadiens de renom, dont l'ancien premier ministre Paul Martin et l'ex-juge de la Cour suprême Louise Arbour, joignent leur voix à la famille de Mohamed Fahmy, qui est détenu en Égypte, demandant au premier ministre Stephen Harper d'user de son influence pour que le journaliste soit renvoyé au Canada.

Dans une lettre envoyée au premier ministre Harper, les signataires affirment que la condamnation de M. Fahmy à trois ans de prison pour avoir diffusé de « fausses nouvelles » en soutien à une organisation terroriste, est ridicule et est une violation directe de la liberté d'expression.

« Cela va au coeur de ce que signifie être Canadien; de défendre la règle de droit et de protéger nos compatriotes », poursuivent les signataires.

Ottawa a dénoncé la condamnation de M. Fahmy et a demandé le renvoi au Canada du journaliste, dont les proches sont établis en Ontario. Toutefois, selon les signataires, l'intervention « personnelle » du premier ministre Harper auprès du président égyptien est « le seul espoir de libération » pour M. Fahmy.

Ces derniers citent l'exemple de son collègue Peter Greste, qui a été libéré en février dernier après l'interv ention du premier ministre australien.

La lettre souligne aussi que le Canada a obtenu dans le passé la libération de Maher Arar, torturé en Syrie.

Long cauchemar

Mohamed Fahmy, âgé de 41 ans, est emprisonné une seconde fois en lien avec les mêmes accusations de terrorisme. Il s'agit pour sa famille d'un long cauchemar qui a commencé avec son arrestation, en compagnie de deux collègues du réseau anglophone d'Al-Jazeera, en décembre 2013.

M. Fahmy, l'Égyptien Baher Mohamed et l'Australien Peter Greste avaient été emprisonnés pendant plus d'un an avant qu'une cour égyptienne n'ordonne la tenue d'un nouveau procès. M. Greste a été déporté dans son pays d'origine et MM. Fahmy et Mohamed avaient été libérés sous caution le temps de leur procès, qui s'est conclu par leur condamnation.

Mme Marwa Omara, la femme de Mohamed Fahmy, a affirmé que les avocats de son mari prévoyaient porter le jugement en appel, mais la famille souhaite maintenant une résolution politique dans l'affaire. Elle dit être prête à se rendre à Ottawa dans quelques semaines pour défendre sa cause.

Ottawa a formellement demandé à ce que M. Fahmy reçoive le pardon présidentiel ou qu'il soit déporté au Canada. Or, Mme Omara déplore qu'elle n'ait pas vu de progrès sur ces deux fronts.

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