Pour une deuxième fois ce mois-ci, le smog a fait grimper le niveau d'alerte de la pollution de l'air à son maximum à Pékin. Les 22,5 millions d'habitants de la capitale chinoise en ont jusqu'à mardi à retenir leur souffle.

Dans certains secteurs de la ville, les niveaux de particules en suspension dans l'air ont atteint jusqu'à 303 microgrammes par mètre cube. Ils devraient même atteindre un sommet de 500 microgrammes par mètre cube dans les prochains jours, ce qui est 20 fois plus élevé que le niveau que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère comme sécuritaire.

Les barbecues et toutes autres sources de fumée sont interdits, certaines usines ont mis en veille leur production tandis la moitié des voitures privées circulent en alternance chaque jour. Les écoles sont également fermées.

Des conséquences graves pour la santé

« L'air est suffocant : tu as envie de sortir dehors, mais tu es dehors », explique le cardiologue et spécialiste du lien entre environnement et santé François Reeves pour décrire ce que vivent les habitants de la métropole chinoise en ce moment.

Le smog n'a pas seulement des conséquences sur l'environnement. « Il y a un impact massif au niveau cardio-vasculaire », précise le Dr Reeves. Plus d'un décès sur huit serait ainsi dû à la pollution de l'air aujourd'hui. En Chine, deux millions de décès lui sont liés tous les ans, selon le cardiologue.

« Il faut s'attaquer à la racine du problème », préconise François Reeves, qui espère que les décisions de la Conférence de Paris sur les changements climatiques feront avancer les choses pour que la Chine.

Et en Iran 

La pollution a aussi envahi le ciel de Téhéran, la capitale iranienne. Samedi, la population a reçu pour consigner de rester à la maison, et il est déjà prévu que les écoles seront fermées dimanche.

« Tous les établissements scolaires de la ville de Téhéran, ainsi que de certaines villes de province, seront fermés dimanche à cause de la pollution atmosphérique », a déclaré Esfandiar Chaharband, haut responsable du rectorat, cité par l'agence de presse iranienne Mehr.

C'est surtout en hiver que la mégalopole de 12 millions d'habitants souffre de la pollution. Protégée des vents par les montagnes d'Alborz, Téhéran reste ainsi aux prises avec son smog, alors que l'air froid en altitude l'empêche de s'élever et ainsi se dissiper. 

Selon les autorités, le smog a fait plus de 4000 morts à travers le pays il y a trois ans. Depuis, le président Hassan Rohani tente de s'attaquer à la pollution atmosphérique. Il a notamment pris des mesures pour inciter les automobilistes à utiliser un carburant moins polluant.

Plus d'articles

Commentaires