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Pénurie d’enseignants : la Première Nation de Shamattawa retarde la rentrée scolaire

Près de 200 élèves de la Première Nation de Shamattawa, située dans le nord-est du Manitoba, n'ont pas encore effectué leur rentrée scolaire puisque la communauté manque d'enseignants.

Les classes commencent habituellement le 28 août, mais cette année le directeur de l'école, Lawrence Einarsson, a indiqué qu’il devait pourvoir 11 postes d'enseignants.

Le chef de la Première Nation, Jeffrey Napaokesik, constate les effets négatifs de ce retard. Son petit-fils est un des enfants qui est encore en vacances.

« Je vois la déception dans le visage de mon petit-fils, parce qu’il attendait le début de son année scolaire et les premiers jours sont cruciaux pour un enfant, explique le M. Napaokesik. D’autres enfants vont à l’école, alors tu te sens délaissé. »

Selon le chef et le directeur, attirer et surtout retenir les enseignants demeurent une tâche difficile compte tenu des nombreux incendies criminels dans la région.

Beaucoup d'incendies criminels

En septembre dernier, la Première Nation Fly-in, au nord-est de Winnipeg, a déclaré l’état d’urgence après que des enfants ont incendié son épicerie et son bureau de bande.

Un an plus tard, d’autres incendies déclenchés par des enfants se produisent. La communauté a perdu un entrepôt, une partie d’une ancienne école et plusieurs maisons.

« Deux logements construits pour des enseignants sont parmi les maisons incendiées. C'est un très bon argument pour décourager les enseignants potentiels », a soulevé le chef.

Opération de recrutement

Lawrence Einarsson s’est rendu à Winnipeg pour commencer un processus de recrutement. Il cherche des enseignants de 3e, 4e, 5e et 7e année, un enseignant d’anglais du niveau secondaire, des enseignants-ressources et un directeur adjoint.

Il admet toutefois que ses démarches pourraient prendre quelques semaines.

Le chef Napaokesik craint que cette rentrée retardée mène à d’autres incendies. « De nombreux défis sont à relever, mais des projets qui aideront la communauté sont à l’horizon », espère-t-il.

Un nouveau bureau de bande et une épicerie, qui comprendra un restaurant, devraient ouvrir en janvier.

« À l’école, un service de vidéoconférence est installé pour relier les étudiants aux professionnels de la santé à Winnipeg », a ajouté M. Einarsson.

La communauté travaille avec le ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada pour le développement d'un centre de bien-être et de loisirs pour les jeunes. Les responsables de la Première Nation discutent afin de transformer une ancienne station de soins infirmiers en maison de groupe pour aider les jeunes en transition à réintégrer la collectivité.

« La priorité en ce moment, cependant, est de ramener tous les enfants à l'école. Ils faut donner une chance à nos enfants », a insisté le chef de Shamattawa.

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