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Philippe Couillard s'engage à tendre vers la parité des candidats en 2018

Au conseil général du Parti libéral du Québec, qui se déroule à Trois-Rivières, le premier ministre du Québec s'est engagé à atteindre la « zone paritaire », soit 40 % à 60 % des candidat(e)s, en présentant une équipe composée de presque autant d'hommes que de femmes pour les élections de 2018.

En 2014, la proportion de femmes candidates au sein du PLQ s'élevait à environ 30 %.

Pour Philippe Couillard, cet engagement est une façon de rajuster le tir auprès des militants qui disent se sentir déconnectés de leur parti, comme l'avait révélé un rapport interne l'automne dernier.

L’enjeu du militantisme est au coeur des discussions lors du conseil général, qui s'est ouvert sur fond de tensions avec les ingénieurs du gouvernement, en grève depuis le 24 mai.

Plusieurs dizaines d’entre eux ont bruyamment accueilli les membres du PLQ à l'entrée de l'hôtel Delta, à l'aide de klaxons et de vuvuzelas.

Les négociations sont présentement dans une impasse. Les 1400 ingénieurs de l'État demandent notamment une augmentation salariale de 20 %.

« Les gens ont pris leur samedi matin pour venir manifester pour dire comment ça se fait qu’on est le corps d’ingénieurs le moins bien payé de l’ensemble de l’appareil public au Québec », a déclaré Marc-André Martin, le président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec.

Le président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, a clairement indiqué samedi que le conflit ne s'éterniserait pas.

M. Moreau a laissé planer la possibilité d'adopter une loi spéciale pour forcer le retour au travail.

Selon des données du ministère des Transports obtenues par Radio-Canada, la grève paralyserait actuellement plus de 250 chantiers à travers la province. M. Moreau parle quant à lui de 50 chantiers « sous surveillance ».

Ces chantiers requièrent la présence des ingénieurs pour diverses raisons, dont la surveillance et l'inspection.

Constitution

Par ailleurs, des militants ont chaudement applaudi la nouvelle politique Québec-Canada du premier ministre Couillard, qui vise à rouvrir le dialogue avec tous les Canadiens en vue d'éventuelles négociations constitutionnelles.

L'approche est rafraîchissante, selon plusieurs militants, et vient rejoindre la nouvelle génération de milléniaux qui est favorable au partage d'idées, sans confrontation.

En point de presse, le premier ministre a répété qu’il ne demande pas l’ouverture d’une conférence constitutionnelle, qui est, selon ses mots, la « destination ultime ».

En 2017, il est possible de débattre d'idées sans jamais attaquer les gens, a soutenu le président de la Commission jeunesse du PLQ, Jonathan Marleau.

Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barette a renchéri, affirmant se sentir « en exil au Canada  puisque [on] en fait pas partie ».

« De mon point de vue, une réflexion doit commencer. Si la Constitution a quelque valeur, elle doit être révisée au fil du temps », a-t-il déclaré.

Le ministre Barrette juge « malheureux » le refus du premier ministre Justin Trudeau d'ouvrir le dialogue sur cette question.

« On ne peut pas balayer du revers de la main toute conversation ou tout débat sur le texte le plus absolu, fondateur de tout, a-t-il martelé. De la Constitution découle tout fondements juridiques, sociaux […] est-ce que pour le premier ministre du Canada, la Constitution elle-même une importance? »

Questionné sur les motivations de son gouvernement de relancer les discussions sur la Constitution, Gaétan Barrette a reconnu qu'il s'agissait d'un enjeu électoral, en indiquant toutefois qu'« en politique, tout était pré-électoral ».

« Je ne crois pas que cela sera réglé dans les trois prochains mois ou années », a-t-il ajouté en insistant sur le fait que ces discussions devaient se prolonger au-delà des prochaines élections.

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