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Philippines : Trudeau « pourrait » parler des droits de la personne à Duterte

Le premier ministre Justin Trudeau ne s'est pas engagé à parler de droits de la personne en marge du sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) avec le controversé président des Philippines, Rodrigo Duterte, à l'opposé de ce que lui demande Amnistie internationale.

Un texte de Philippe-Vincent Foisy

À son arrivée au sommet de l’ANASE, le premier ministre canadien Justin Trudeau, qui se présente en défenseur des droits de la personne, devrait serrer la main à l’hôte du sommet de l’ANASE, le président des Philippines, Rodrigo Duterte, qui mène une répression sanglante au nom de la guerre à la drogue.

« C’est un fléau phénoménal, explique la directrice d’Amnistie internationale pour le Canada francophone, Béatrice Vaugrante. On a des milliers de personnes [dont des mineurs], ciblées principalement dans les zones pauvres, qui sont exécutées par la police, qui agit comme une véritable organisation criminelle. »

Elle demande à Justin Trudeau d’intervenir personnellement auprès du président pour que cesse cette répression qui est « proche des crimes contre l’humanité ».

Aucune rencontre officielle n'est prévue entre M. Trudeau et Rodrigo Duterte. Justin Trudeau n’a pas semblé enclin à rencontrer le président philippin dans un cadre informel pendant le sommet, hormis lors de l’ouverture et de la traditionnelle poignée de main.

« [Les] préoccupations qu’on pourrait avoir au niveau des droits humains, c’est toujours des choses qu’on pourrait souligner, si j’ai l’opportunité de jaser avec lui », a-t-il affirmé samedi, lorsqu’il a fait le bilan de son passage au forum de l’Asie-Pacifique (APEC).

« Notre visite n'est pas une rencontre officielle aux Philippines. Vous devez comprendre que [l'ANASE] est un très grand sommet et que beaucoup de pays sont ici », a indiqué la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland. « Nous n'aurons pas le temps d'avoir une rencontre officielle et les Philippines n'avaient pas le temps non plus. »

Chrystia Freeland a rencontré en juillet le sous-ministre des Affaires étrangères des Philippines et a soulevé les préoccupations canadiennes en matière de droits de la personne.

Selon le bureau de Justin Trudeau, c’est la première fois qu’un premier ministre canadien participe au Sommet de l’ANASE.

Le premier ministre rencontrera son homologue néo-zélandaise, Jacinda Ardern, en marge du sommet. La Nouvelle-Zélande avait critiqué Justin Trudeau au Sommet de l’APEC après l’annulation d’une rencontre entre les dirigeants des pays du Partenariat transpacifique parce que le Canada ne s’y était pas présenté.

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