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Piratage informatique : le FBI n'aurait pas tout dit au Parti démocrate

Le FBI a contacté le Comité national du Parti démocrate à l'automne 2015 pour le prévenir de surveiller ses systèmes informatiques, mais ne lui a jamais mentionné qu'il soupçonnait des pirates informatiques appuyés par le gouvernement russe de vouloir les pénétrer.

C'est du moins ce qu'affirme l'agence Reuters sur la base de témoignages livrés par trois personnes au courant de ces discussions entre le parti de la candidate à la présidence Hillary Clinton et la police fédérale.

Selon une des sources de l'agence, le FBI a contacté le comité national démocrate l'automne dernier pour lui demander de surveiller tout signe d'activité inhabituelle dans ses systèmes informatiques. Le comité n'a cependant rien trouvé d'anormal, dit-elle.

Des employés du comité ont demandé plus d'informations au FBI, qui a refusé de lui en donner. Dans les mois qui ont suivi, affirme une source, le FBI a poursuivi ses discussions avec eux, mais sans jamais mentionner qu'il soupçonnait un acte d'espionnage russe.

Les responsables du système informatique du comité n'ont découvert le piratage qu'à la fin du mois de mars. Yahoo News a révélé la semaine dernière que le FBI avait prévenu le parti qu'il était victime de piratage durant les jours précédents.

En juin, les pirates informatiques continuaient néanmoins à accéder au système informatique du Comité national et à celui du Democratic Congressional Campaign Committee, qui récolte des fonds pour soutenir des candidats du parti.

En agissant de la sorte, le FBI a empêché le Parti démocrate d'adopter des mesures qui auraient pu permettre de limiter le nombre de courriels et de documents que les pirates informatiques ont réussi à voler, soutient l'une des sources de l'agence.

Les pirates informatiques ont ainsi pu continuer à avoir accès à ces informations alors que le parti entrait dans la saison des primaires, phase cruciale qui permet de choisir un candidat à l'élection présidentielle de novembre.

Une porte-parole du FBI a refusé de commenter les informations, arguant que l'enquête sur ce piratage demeure en cours. La semaine dernière, le directeur américain du renseignement, James Clapper, a soutenu que ses services n'étaient pas encore prêts à identifier des coupables.

Selon une personne proche de l'enquête qui a parlé à Reuters sous le couvert de l'anonymat, l'agence n'a pas divulgué l'information pour ne pas compromettre des renseignements classés secrets.

Des courriels qui ont été révélés par la presse américaine dans la foulée du piratage ont révélé que des hauts responsables du parti favorisaient Hillary Clinton au détriment de son adversaire Bernie Sanders. L'information a plongé la convention démocrate dans la tourmente.

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