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Pittsburgh mène la finale 2 à 1, mais le temps joue en faveur des Predators

BILLET – Combien de temps les Penguins de Pittsburgh pourront-ils encore tenir le coup dans cette étrange finale de la coupe Stanley, avant que le rouleau compresseur des Predators de Nashville leur passe dessus?

Lorsqu’on décortique les statistiques et qu’on passe en revue les trois premiers matchs de la finale, il est assez ahurissant de constater que les Penguins détiennent un avance de deux victoires à une.

S’ils n’ont pas encore atteint le bout du rouleau, les champions en titre de la coupe Stanley n’en sont certainement pas loin.

Au cours des trois premiers matchs, même privés de leur centre numéro un Ryan Johansen, les Predators ont obtenu 42 chances de marquer (dont 28 de grande qualité) alors que les Penguins n’en n’ont généré que 24 (dont 15 de grande qualité).

Et en seulement 180 minutes de jeu, le gardien des Pens, Matt Murray, a déjà fait face à 30 tirs de plus que son vis-à-vis Pekka Rinne.

Il s’agit d’une tendance très lourde. Même pour la meilleure attaque de la LNH, il est à peu près impossible de gagner régulièrement en ne générant que quatre ou cinq chances de marquer par rencontre, surtout si l’adversaire en obtient deux fois plus.

Si Rinne ne s’était pas écroulé dans les deux premiers affrontements, les Predators se prépareraient à soulever la coupe lundi soir devant leurs incroyables partisans.

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Mais le plus inquiétant pour les partisans des Penguins, c’est que la défense des Predators soit aussi magistralement parvenue à maîtriser Sidney Crosby et Evgeny Malkin.

Samedi soir, ni Crosby ni Malkin n’ont obtenu de tir au filet. Selon nos confrères/consoeurs de Sportsnet, c’était la première fois qu’un tel blackout simultané survenait en séries éliminatoires pour les deux supervedettes des Penguins.

Au cours des trois premières rencontres, Crosby n’a obtenu aucune chance de marquer de qualité alors que Malkin n’en a vu surgir qu’une seule (un but marqué en troisième période lors du deuxième match).

Phil Kessel a aussi été menotté lors des deux premiers matchs mais il a obtenu deux très bonnes chances de marquer samedi (dont l’une quand le match était totalement hors de portée pour les Penguins).

À cause de la qualité de leur ligne de centre, on consentait un très net avantage offensif aux Penguins dans cette série. Mais voilà que Frédérick Gaudreau, un centre de Bromont qui n'a jamais été repêché dans la LNH, compte deux buts de plus que Crosby à sa fiche en grande finale.

La machine offensive de Pittsburgh repose donc essentiellement sur la recrue Jake Guentzel et des joueurs de soutien comme Nick Bonino, Connor Sheary et Scott Wilson, qui ont inscrit huit des dix buts des Penguins jusqu’à présent.

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Privés de leur quart-arrière Kristopher Letang, les Penguins ont admirablement roulé avec les coups depuis le début du grand tournoi printanier.

Au cours des premières rondes, même en étant outrageusement dominés en termes de possession de la rondelle, Crosby et sa bande ont su profiter des moindres ouvertures qui s’offraient à eux pour expédier en vacances les deux meilleures défenses de la LNH et deux candidats au trophée Vézina (Columbus-Sergei Bobrovski et Washington-Braden Holtby). Ils sont aussi venus à bout du gênant système défensif 1-3-1 des Sénateurs d’Ottawa.

Mais là, on voit de moins en moins d’étincelles et d’énergie du côté des champions en titre.

Le match de lundi sera donc extrêmement important pour les Penguins. Si cette série ne se termine pas rapidement, ils sont cuits.

En plus de dominer clairement d’un point de vue statistique, les Predators sont aussi nettement plus reposés que leurs rivaux. Le temps joue donc en leur faveur.

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