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Plainte pour agression sexuelle : Léa Clermont-Dion en veut à Lise Payette

L'auteure et animatrice Léa Clermont-Dion en veut à Lise Payette de l'avoir persuadée de ne pas porter plainte pour agression sexuelle contre le journaliste et fondateur de l'Institut du Nouveau Monde (INM) Michel Venne, quelques années après les faits allégués.

« Oui je lui en veux », a-t-elle répondu avec émotion à l’animateur de Tout le monde en parle, Guy A. Lepage, qui lui posait la question, à l'occasion de l'émission diffusée dimanche.

« Je ne m’attendais pas du tout à ça d’elle parce que c’est quelqu’un que je respectais énormément, mais c’est aussi une personne d’autorité pour moi. C’était mon idole. »

Léa Clermont-Dion avait annoncé avoir porté plainte à la police en octobre dernier, pour des agissements de Michel Venne qui remonteraient à 2008, alors qu’elle avait 17 ans. Elle avait un travail d’été à l’INM et avait eu le mandat d’accompagner l’homme pendant quelques jours.

Plusieurs années plus tard, en 2015, elle évoque l’affaire en public, sans toutefois dévoiler le nom de l’agresseur allégué. Les rumeurs circulent et Léa Clermont-Dion rencontre Lise Payette pour en parler.

Selon la jeune femme de 26 ans, Mme Payette lui demande de se rétracter et de signer une lettre réfutant les faits. L’ancienne chroniqueuse et femme politique nie toutefois cette version, en affirmant qu’elle n’a fait que la conseiller en discutant avec elle de la « difficulté pour les femmes de porter des accusations et ce à quoi elles s’exposent en général dans ce processus ».

Michel Venne nie avoir agressé sexuellement Léa Clermont-Dion.

Le mouvement #MoiAussi va-t-il trop loin?

Mme Clermont-Dion était à Tout le monde en parle pour participer à une discussion sur le mouvement #MoiAussi, quelque jours après la publication d’une lettre dans un quotidien français qui appelait à préserver la « liberté d’importuner » des hommes et déplorait les « campagnes de délation » sur les réseaux sociaux.

Sur le plateau, Léa Clermont-Dion et la chroniqueuse Aurélie Lanctôt ont indiqué s’opposer à la position des femmes qui ont signé cette lettre. Elles considèrent que le texte peut donner un sentiment de culpabilité indu aux victimes d’agressions par rapport à la vague de dénonciations.

En face, la sexologue Sylvie Lavallée et la présidente de l’Action des nouvelles conjointes et des nouveaux conjoints du Québec, Lise Bilodeau, étaient plutôt en accord avec certains points défendus par la lettre.

Aurélie Lanctôt et Léa Clermont-Dion ont profité de leur passage à l’émission pour lancer une déclaration commune qui vise à le mouvement #MoiAussi vers l’avenir.Le texte veut « rappeler notre soutien à tous ceux et celles qui ont pris la parole » et « ouvre des pistes pour envisager positivement l’avenir », a affirmé Aurélie Lanctôt. Les gens peuvent apposer leur signature à la déclaration sur le site web etmaintenant.net.

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