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Plus d'argent sera nécessaire pour Internet haute vitesse en région

EXCLUSIF – Le gouvernement du Québec devra bonifier son programme d'accès à Internet haute vitesse pour répondre aux besoins de la population.

Un texte de Nicolas Vigneault

En entrevue à Radio-Canada, la ministre de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation, Dominique Anglade, affirme que le programme Québec branché, doté d’une enveloppe de 100 millions de dollars, a reçu plus de 240 projets pour étendre le réseau Internet haute vitesse dans les régions du Québec.

« À mon avis, on va avoir besoin de plus d’argent, on va analyser les projets. Dès le départ, on avait dit que les 100 millions de dollars étaient une première étape, mais il faudra plus que ce qui est présentement sur la table », admet la ministre.

Même en ajoutant les 125 millions de dollars du gouvernement fédéral pour donner accès à Internet haute vitesse aux Québécois, le gouvernement reste convaincu qu’il faudra investir des sommes additionnelles au cours des prochaines années pour que cela devienne une réalité dans l’ensemble des régions.

Pour le moment, le ministère de l’Économie n’est pas en mesure de préciser le montant qui sera nécessaire pour assurer une couverture de l’ensemble du territoire du Québec, puisque dans certaines régions, quelques entreprises ont présenté des projets pour desservir le même territoire, et qu’un seul sera retenu.

Mme Anglade souhaite retenir les projets qui permettront de maximiser l’utilisation des 100 millions de dollars qui sont présentement disponibles.

Le ministère donnera aussi un mandat à l’Institut de la statistique du Québec afin d’actualiser certaines études qui permettront de déterminer les besoins exacts de la population en matière d’Internet à haute vitesse. Selon les données disponibles, 90 % des Québécois ont accès à Internet à haute vitesse si l'on se base sur un débit de 5 mégabits par seconde.

Or, les standards du marché en 2017 déterminent qu’une connexion Internet à haute vitesse doit avoir un débit de 30 mégabits par seconde.

« Nous, on vise des projets de 30 mégabits par seconde. C’est pas vrai qu’avec 5 mégabits par seconde, un citoyen est en mesure de fonctionner », affirme Dominique Anglade.

Des fournisseurs satisfaits

Certains petits joueurs, qui ont déposé des projets en vertu du programme Québec branché se disent satisfaits des efforts du gouvernement. C’est le cas de l’entreprise Accès, de Pont-Rouge, qui souhaite offrir le service Internet à haute vitesse dans 11 municipalités de la MRC de Portneuf.

« C’est un peu redonner le pouvoir aux régions, se réjouit Marc-André Campagna, cofondateur de l’entreprise. J’espère qu’ils vont aider les jeunes entreprises comme nous et pas seulement les gros joueurs. »

L’analyse des projets qui sont entrés au ministère se fera au cours de l’été et des annonces sont attendues cet automne avec la présentation de la stratégie numérique du gouvernement.

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