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Plus d'une soixantaine de camps de chasse seront incendiés en Gaspésie

Un nombre record, du moins depuis quelques années, de camps de chasse illégaux seront brûlés cet hiver en Gaspésie. Le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles a l'intention de mettre le feu à 63 de ces camps qui occupent illégalement des parcelles de terre publique.

Un texte de Michel-Félix Tremblay

Le ministère maintient la ligne dure adoptée depuis quelques années avec ceux qu'il qualifie d'occupants illégaux, c'est-à-dire des chasseurs qui ont une roulotte ou une cabane en terre publique sans autorisation.

« C'est une question d'équité », précise le porte-parole du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles (MERN), Nicolas Bégin. Il rappelle que bon nombre de chasseurs achètent des baux de villégiature et que le ministère ne peut tolérer les squatters.

Selon le MERN, il y aurait environ 2 400 camps illégaux au Québec, dont 270 en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Mais dans les faits, il y en aurait bien davantage.

Le président de l'Association chasse et pêche de Grande-Vallée estime le nombre à 400, seulement dans le haut pays de l'Estran. Berchmans Minville ne s'en cache pas, il en occupe un depuis 40 ans et il n'a pas l'intention de le démanteler.

Son association demande à Québec de changer la loi pour autoriser les camps en bon état et qui ne constituent pas un danger pour l'environnement. Ce serait, note-t-il, une bonne manière de financer ce ministère.

Le ministère doit publier un avis dans les sept mois avant la destruction des camps. Il ne dispose cependant d'aucun moyen pour s'assurer que cet avis a bel et bien été lu par l'occupant illégal.

La plupart de ceux qui en prennent connaissance décident, cependant, de détruire eux-mêmes leur camp ou de le déplacer, s'il s'agit d'une roulotte.

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