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Plus de 255 000 $ récoltés à Montréal par La grande guignolée des médias

Cette année encore, les médias se sont donnés la main pour recueillir des denrées et des fonds pour venir en aide aux démunis dans le cadre de la 17e édition de La grande guignolée des médias qui se déroulait jeudi, partout au Québec.

Cette collecte de nourriture et d'argent lancée en 2001 est aujourd'hui devenue une tradition qui permet à des milliers de familles dans le besoin de passer un meilleur temps des fêtes.

Plus d'une centaine de médias prenaient part à l'opération regroupant des centaines de bénévoles au Québec qui ont recueilli des denrées et des dons dans 350 points de collecte principalement aménagés aux abords des rues.

Pas moins de 600 points de collecte étaient aussi installés dans les succursales des pharmacies Jean Coutu et des épiceries Maxi, Provigo ainsi qu'à Via Capitale.

En fin de journée, à Montréal, 1938 sacs d'épicerie et 255 136 $ avaient été amassés. L'an dernier, la collecte avait été de 2303 sacs d'épicerie et 217 000 $.

Afin de s'assurer d'offrir des denrées fraîches et des produits de bonne qualité aux utilisateurs des banques alimentaires, les organisateurs demandaient au public d'apporter des aliments non périssables ou des produits d'hygiène personnelle, du lait maternisé ou des couches, ou encore de faire un don en argent qui permet l'achat de denrées fraîches et périssables qui seront ajoutées aux paniers de Noël avant d'être livrés.

Tous les dons amassés seront remis à des organismes de bienfaisance ou à des banques alimentaires des différentes régions du Québec pour répondre à la demande croissante d'assistance alimentaire, notamment à la période des fêtes.

Depuis sa création, en 2001, La grande guignolée des médias a permis de récolter plus de 34 millions de dollars et des milliers de kilos de denrées.

Les besoins de plus en plus importants chaque année

Selon le Bilan de la faim 2017, publié par le Réseau des moissons, les demandes d’aide alimentaire ont augmenté de 4,9 % cette année par rapport à 2016, pour atteindre un total de 1,9 million de demandes chaque mois au Québec.

Plus d’un million de repas et 500 000 collations sont servis chaque mois par les organismes d’aide alimentaire du Québec. À cela s’ajoutent 387 000 paniers de provisions.

La faim progresse malgré la croissance économique

Cette augmentation marquée des demandes d’aide alimentaire est préoccupante dans la mesure où le Québec vit une période de croissance économique marquée affichant des taux de chômage qui n’ont jamais été aussi bas.

Force est de constater que la croissance économique n’atteint pas une partie importante de la population.

Si les demandes alimentaires d’aide augmentent au Québec, celui des utilisateurs des banques alimentaires a aussi augmenté en 2017 pour atteindre 170 576 utilisateurs, selon le Réseau des moissons.

Ce nombre a grimpé de 34 % au Québec, depuis la crise de 2008-2009.

Les femmes et les enfants en première ligne

Fait à noter, 83 % des utilisateurs de banques alimentaires sont des femmes et des enfants, dont nombreux ne reçoivent pas l’aide sociale. En fait 42 % des utilisateurs de banques alimentaires ne sont pas sur l’aide sociale.

Le Réseau des moissons compte 19 organismes au Québec autour desquels gravitent plus de 1200 organismes. Le réseau regroupe 3500 employés et 15 000 bénévoles.

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