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Plus de patrouilles pour repérer les navires qui polluent

Un financement accru permettra de quadrupler le nombre d'heures des patrouilles aériennes qui visent à repérer les déversements intentionnels d'hydrocarbures, au large de la côte est canadienne.

L’an dernier, Transport Canada avait financé seulement 319 heures de vol, comparativement à 1276 en 2013-2014. Le nombre d’heures remonte à 1100 pour 2016-2017.

Louis Armstrong, chef du renseignement, de la surveillance et de la reconnaissance au ministère fédéral, affirme que ces patrouilles ont le même effet que les patrouilles policières sur terre.

« Si vous conduisez au travail et que vous voyez une voiture de police au bord de la route, il est probable que demain matin, vous allez ralentir en faisant le même trajet parce que vous aurez le sentiment que la police vous surveille », dit-il.

Un impact réel

Les environnementalistes comme Stan Tobin sont ravis. Il a été témoin dans le passé des conséquences sur les oiseaux marins de vidanger les cales des navires qui traversent l’Atlantique.

Ces eaux de cale contiennent des résidus de pétrole.

« Ce programme de surveillance aérienne a sans doute permis, plus que toute autre mesure, de réduire le problème des oiseaux mazoutés », affirme M. Tobin.

Des milliers d'oiseaux morts

Dans le passé, certains déversements intentionnels ont eu des conséquences catastrophiques. En 1997, par exemple, on avait trouvé 2700 oiseaux enduits de mazout entre Placentia, à Terre-Neuve, et St. Mary’s.

D’après certaines estimations du gouvernement fédéral, de 60 000 à 300 000 oiseaux meurent ainsi, chaque année, à cause des déversements d’hydrocarbures.

Le programme de surveillance a eu un impact réel, selon Stan Tobin. « On a pu voir le nombre [d’oiseaux mazoutés] chuter de façon constante. »Les vols de surveillance ont permis, dit-il, de réduire pratiquement à néant les cas de déversements intentionnels d’eaux de cale en mer.

Louis Armstrong précise que les patrouilles ont pu repérer 20 nappes de pétrole au large de Terre-Neuve-et-Labrador, l’an dernier, et 46 en tout au large des côtes canadiennes. La plupart - 75 % - étaient de déversements de moins de 10 litres d’hydrocarbures.

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