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Plus intelligent, moins de connexions dans le cortex

Étonnamment, des neuroscientifiques allemands et américains affirment que plus une personne est intelligente, moins il y a de connexions entre les neurones du cortex cérébral.

Un texte d'Alain LabelleLes scientifiques Erhan Genç et Christoph Fraenz de l’Université de la Ruhr à Bochum, en Allemagne, et des collègues de l’Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque ont utilisé une technique complexe de neuro-imagerie pour observer les branchements des microstructures du cerveau.

Une affaire de dendrites

Leurs travaux montrent que l’intelligence est déterminée par le nombre de dendrites.

Pour établir cette théorie, les chercheurs ont analysé le cerveau de 259 hommes et femmes en analysant la dispersion de l'orientation des neurites (axones et dendrites), qui sont le prolongement du corps cellulaire des neurones qui leur permet de communiquer entre eux.

Cette analyse, couplée avec des imageries par densité, a permis aux scientifiques de mesurer la quantité de dendrites dans la substance grise du cortex cérébral.

Les participants ont aussi passé un test de quotient intellectuel (QI).

Les chercheurs ont ensuite associé les données recueillies pour établir que plus une personne est intelligente, moins elle possède de dendrites dans son cortex cérébral.

En utilisant une base publique de données compilée par le projet Human Connectome, l'équipe a confirmé ces résultats dans un deuxième échantillon d'environ 500 personnes.

Des résultats contradictoires qui s’expliquent

Ces travaux permettent aussi d’expliquer les résultats contradictoires obtenus à ce jour dans le cadre des recherches sur l’intelligence.

Certaines études avaient précédemment établi que les personnes intelligentes ont tendance à avoir un cerveau plus gros.

Mais d'autres études montraient aussi que, malgré un nombre relativement élevé de neurones, le cerveau des personnes intelligentes présentait moins d'activité neuronale au cours d'un test de QI que le cerveau d'individus moins intelligents.

« Les personnes intelligentes peuvent se vanter d’obtenir de hautes performances mentales à faible activité neuronale », conclut M. Genç.

Le détail de cette étude est publié dans la revue Nature Communications.

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