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Poissons et technologie : une startup de Québec rayonne au Texas

Une entreprise de Québec s'illustre au festival South by Southwest (SXSW), un rendez-vous orienté sur l'avenir du numérique, à Austin, au Texas. La « startup » Xpertsea a développé une technologie pour compter les oeufs de poissons afin d'améliorer l'industrie de l'aquaculture à l'échelle mondiale. Nous les avons rencontrés sur place.

Un texte de Marie-Ève TremblayTwitterCourriel

En moins d'une minute, la machine développée par XpertSea permet de déterminer le nombre exact d'œufs de poisson contenu dans les bassins d'aquaculture. L'originalité de ce concept leur a permis d'être nommés dans la catégorie « ville intelligente » pour les prix de l'innovation, à SXSW.

Pour lutter contre la corruption

L'entreprise souhaitait trouver une manière de faciliter le travail des éleveurs de poissons. Jusqu'à tout récemment, la seule façon de connaître le nombre d'organismes dans les bassins d'élevage était de les compter à la main. Ce procédé manuel prend plusieurs heures et ouvre aussi la porte à la corruption.

En effet, certains producteurs mal intentionnés se servent de cette méthode, non scientifique, pour vendre moins de poissons, explique François Robitaille, l'un des quatre fondateurs de XpertSea. « Il était impossible d'avoir l'assurance que le nombre d'organismes était exact », ajoute-t-il.

M. Robitaille explique qu'il est aussi important de connaître le nombre exact de poissons pour donner la quantité de nourriture adéquate. Si trop de nourriture est donnée, les poissons sont empoisonnés. À l'inverse, s'il n'y a pas assez de nourriture, les organismes se mangent entre eux.

Nous avons rencontré trois membres de l'équipe au festival. Voici une vidéo que nous avons captée avec un téléphone cellulaire, sur Facebook. Les représentants de l'entreprise expliquent leur concept et montrent leur machine.

Une technologie pour répondre à l'autosuffisance alimentaire

L'aquaculture sera de plus en plus populaire dans une perspective d'autosuffisance alimentaire, explique François Robitaille. Selon lui, l'élevage de poissons est beaucoup plus rentable que l'élevage de bovins.

Dans le cas des poissons, un gramme de nourriture donne un gramme de protéines. Or, du côté du bœuf, c'est sept grammes de nourriture pour un gramme de protéines, explique l'entrepreneur.

L'entreprise québécoise a vendu une centaine de ses prototypes partout dans le monde. Plus de deux millions de dollars ont été investis dans ce projet jusqu'à présent.

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