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Port du hijab : le SPVM « ouvert », la SQ au cas par cas

Alors que la Gendarmerie royale du Canada permet désormais aux femmes dans ses rangs de porter le hijab, le Service de police de la Ville de Montréal et la Sûreté du Québec n'ont pas encore adopté de position sur le sujet.

Les policières musulmanes de la GRC sont autorisées, depuis janvier dernier, à porter le hijab, le « voile islamique », avec l'uniforme.

La police de Montréal n'a pas de politique officielle, mais est ouverte à cette idée, affirme sa porte-parole, la commandante Marie-Claude Dandenault. « Notre position n'a pas été arrêtée, il s'agit plus du sentiment que nous sommes vraiment ouverts à cela. Nous n'avons reçu aucune demande en ce sens, donc nous n'avons pas encore dû répondre à une telle question », poursuit-elle, en entrevue à CBC.

Le corps policier ne conserve pas de statistiques sur les croyances religieuses de ses membres et ne sait donc pas exactement combien des 1459 femmes qui composent ses rangs sont musulmanes.

De son côté, la Sûreté du Québec n'a pas non plus reçu de demandes de policières qui voudraient porter le hijab, selon son porte-parole, le lieutenant Jason Allard, qui ajoute que chaque demande sera étudiée au cas par cas.

De 2007 à mars 2015, la SQ a embauché 735 nouveaux agents de police, mais seulement 5 % étaient issus de ce qu'elle appelle des « communautés culturelles ».

Les services de police de Toronto, Calgary et Edmonton permettent déjà le port du hijab avec l'uniforme.

Plus tôt cette semaine, la députée de la Coalition avenir Québec, Nathalie Roy, s'est prononcée contre le port du voile par les policiers, en réaction à la position de la GRC. « Le voile islamique ne sert qu'à asservir et soumettre les femmes, et devrait de ce fait être banni de l'uniforme policier », selon elle.

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