La Russie cherche la paix en Syrie alors que les États-Unis se contentent d'être le pays des sanctions. Voilà comment les médias officiels russes décrivent la visite officielle de Vladimir Poutine en Iran mercredi.

M. Poutine est en Iran pour une rencontre trilatérale avec ses homologues iraniens et azerbaïdjanais.

Et tandis que Washington est embourbé dans le « Russiagate », sur la possible ingérence russe dans la campagne présidentielle aux États-Unis, Moscou multiplie les interventions et les efforts diplomatiques pour trouver une fin au conflit en Syrie. La Russie a d'ailleurs décidé d’intervenir, à grands frais, pour sauver le président Bachar Al-Assad qui était en train de perdre cette guerre.

L’Iran s’est aussi impliqué dans ce conflit et le président iranien Hassan Rohani estime que « la coopération entre Russes et Iraniens a été très efficace dans la lutte contre le terrorisme », faisant allusion au groupe armé État islamique qui est dans ses derniers retranchements.

M. Poutine se pose maintenant en médiateur incontournable pour ramener la paix dans cette partie du monde.

Le 5 octobre dernier, il recevait à Moscou le roi Salmane d’Arabie saoudite. Jamais un souverain saoudien ne s’était rendu en visite officielle en Russie.

L’Arabie saoudite appuie les rebelles qui tentent de renverser Bachar Al-Assad dans le conflit syrien, mais il faut bien trouver une issue à cette guerre interminable et, pour l’instant, c’est la Russie qui semble avoir le monopole des efforts diplomatiques pour sortir de l’impasse.

À Téhéran, Vladimir Poutine s’est fait l’écho des paroles du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qu’il a rencontré, en affirmant que « nul pays, aucune partie à ce conflit, ne peut trouver seul, la solution à cette guerre en Syrie ».

En Iran, Vladimir Poutine a aussi discuté du problème nucléaire iranien avec le président Rohani. Donald Trump menace de sortir son pays de l’accord de Vienne sur le nucléaire Iranien, conclu entre l’Iran et le Groupe des six (Russie, États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni). Toutes les autres parties à cet accord ont demandé au président américain de ne pas le remettre en question.

De plus, du côté américain, on s’apprête à imposer de nouvelles sanctions contre la Russie et l’Iran, qualifiés « d’adversaires de l’Amérique ».

Les médias russes ont beau jeu de décrire les États-Unis comme s’isolant de plus en plus du reste du monde.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine