Les Français se sont recueillis, dimanche, dans plusieurs Églises, dont la célèbre cathédrale Notre-Dame de Paris, au premier de trois jours de deuil national. La France est toujours en état d'alerte maximale, deux jours après les attentats qui ont fait au moins 129 morts et 349 blessés.

Une messe spéciale a été célébrée en après-midi à la cathédrale en guise de solidarité avec les survivants et les proches des victimes.

Hollande reçoit Sarkozy et Le Pen à l'Élysée

Le président français François Hollande a rencontré aujourd'hui les chefs de l'opposition, soit l'ancien président Nicolas Sarkozy et la chef du Front national, Marine Le Pen.

Nicolas Sarkozy réclame entre autres des changements sur le plan français pour exterminer l'État islamique, qui a revendiqué l'attaque de vendredi. Il appelle le gouvernement à collaborer étroitement avec les présidents des États-Unis et la Russie, qui se sont brièvement rencontrés aujourd'hui en marge du sommet du G20. L'ancien président ajoute que l'Europe doit revoir sa politique de l'immigration. 

En conférence de presse, M. Sarkozy a déclaré que les politiques de la France envers la Syrie et les réfugiés devaient aussi changer. Selon lui, les Français ne se sentent pas en sécurité. « Le risque que de tels événements [comme les attentats de Paris] se reproduisent est réel », estime-t-il.

Marine Le Pen a elle aussi profité des attaques pour rappeler la position de la droite conservatrice contre l'immigration.

Nicolas Sarkozy demandera également un report de plusieurs mois de la COP21, la conférence de Paris sur le climat, qui doit se tenir du 30 novembre au 11 décembre, selon des sources proches de son parti. « La maintenir, c'est prendre des risques incroyables » et « ce n'est pas raisonnable », estiment-elles.

Fausses alertes et climat tendu

Une série de fausses alertes continue d'alimenter le climat de peur à Paris. En début de soirée, des dizaines de personnes rassemblées sur la place de la République ont été prises de panique et se sont mises à courir, soit après « l'explosion d'un chauffage sur la terrasse d'un café ou de pétards », selon les policiers.

« C'était un mouvement de foule apparemment sans aucune raison », a indiqué un porte-parole des forces de l'ordre.

Un véhicule suspect à proximité du café Le Carillon a aussi semé l'inquiétude dans le 10e arrondissement. Des passants ont été pris de panique, abandonnant vélos et chaussures, juste avant l'arrivée de policiers lourdement armés.

La police a également fait évacuer le secteur autour de la tour Eiffel et du Champ de Mars en soirée.

Il s'agissait là encore de fausses alertes, selon un porte-parole du ministère français de l'Intérieur.

Retour à la normale lundi

À travers le pays, les drapeaux ont aussi été mis en berne sur les édifices publics.

Les musées, salles de spectacle et établissements culturels publics, dont la tour Eiffel, demeurent fermés en Île-de-France jusqu'à lundi. Les écoles rouvriront aussi lundi, alors qu'une minute de silence sera observée à midi partout dans le pays.

L'état d'urgence ayant été décrété, les manifestations sur la voie publique ont été interdites jusqu'au 19 novembre. La Préfecture de Police conseille de reporter l'organisation d'évènements privés.

Après le choc, la presse française envisage la riposte

Sans surprise, les attentats de Paris sont à la une de tous les journaux aujourd'hui.

« Le chagrin et la colère » titre Le Figaro qui, comme plusieurs autres éditions, paraît exceptionnellement dimanche. « Résistons », clame pour sa part Le Parisien/Aujourd'hui en France. Plus sobre, Libération a opté pour une page frontispice noire, ornée d'un bouquet de roses.

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