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Pride Toronto accepte les demandes de Black Lives Matter

Les membres de Pride Toronto ont accepté mardi les neuf demandes qui avaient été formulées par Black Lives Matter Toronto lors du défilé de l'an dernier, dont celle d'exclure les chars allégoriques de la police de Toronto.

Un texte de Natasha Macdonald-Dupuis

Le vote a été ajouté à l’agenda à la toute fin de l'assemblée générale, et ce, à la demande des membres.

Ces derniers ont également accepté de dédier une scène à la communauté LGBTQ d’Asie du Sud lors des spectacles musicaux en plus de rendre les festivités plus accessibles aux sourds et muets.

Cela fait 20 ans qu’on nous ordonne le silence. C’est énorme que l'on agisse enfin.

Ravyn Wngz, membre de Black Lives Matter Toronto

En juillet dernier, Black Lives Matter avait exprimé ces revendications lors d’un sit-in qui avait interrompu le défilé. Le directeur général de Pride Toronto de l’époque, Mathieu Chantelois, les avait acceptées, mais il a depuis démissionné.

Incompréhension

Le porte-parole de la Police de Toronto, Mark Pugash, se désole du vote. « C’est décevant de voir que certaines personnes préfèrent opter pour la division au lieu de l’inclusion. Ça ne règle rien. »

Il dit que la Police de Toronto attend toujours des clarifications de la part de Pride Toronto.

Nous sommes confus. Nous continuons de travailler avec les populations marginalisées.

Mark Ougash, porte-parole de la Police de Toronto

La porte-parole de Black Lives Matter Toronto, Paige Galette, ne croit pas que le fait d’exclure les policiers créera plus de division entre les deux communautés. « Les membres se sont prononcés. C’est important qu’ils soient écoutés. C’est une grande victoire. »

Réactions mitigées au village gai

Dans le village gai de Toronto, les passants s’entendent pour dire que la discrimination et la violence policière envers la communauté LGBTQ demeurent problématiques.

Plusieurs estiment toutefois que l’exclusion des policiers lors de Pride Toronto ne règlera pas le problème. « Les personnes LGBTQ qui font partie de la police devraient pouvoir être représentées aussi, » estime le Torontois Leslie Zani.

En Ontario, une personne transgenre sur quatre rapporte avoir été victime de violence ou de harcèlement de la part de la police selon le rapport Trans PULSE.

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