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Prison avec sursis pour des défenseurs des droits des ouvriers en Chine

Trois défenseurs des droits des travailleurs ont été condamnés à des peines de deux à quatre ans de prison avec sursis pour avoir organisé des manifestations jugées illégales par la justice chinoise.

Zeng Feiyang, directeur d'un centre d'aide aux travailleurs migrants venus de zones rurales, a été condamné à quatre ans de prison avec sursis, tandis que ses deux collaborateurs Tang Huanxing et Zhu Xiaomei ont écopé de deux ans avec sursis.

Les trois hommes avaient organisé de vastes rassemblements pour soutenir des travailleurs de la province méridionale du Guangdong, surnommée l'atelier du monde, qui réclamaient leur salaire à la suite d'un différend avec leurs employeurs.

Le tribunal populaire local avait estimé que ces différentes manifestations avaient enfreint la loi du pays et causé un trouble à l'ordre public.

Les trois prévenus ont plaidé coupables.

Zeng Feiyang aurait reconnu avoir reçu des financements d'organisations étrangères hostiles au régime chinois, a affirmé l'agence de presse pro-gouvernementale Chine Nouvelle.

Le Guangdong est l'une des provinces chinoises les plus riches, mais l'augmentation des salaires pousse les entreprises à délocaliser leurs activités dans d'autres régions ou au Vietnam, où elles peuvent trouver une main-d'œuvre à bon marché.

Lorsque des entreprises quittent la région, certains ouvriers se retrouvent avec des salaires impayés ou sont privés d'indemnités de licenciement, un phénomène qui catalyse les mouvements de protestations.

Par peur de voir émerger un mouvement syndical ouvrier indépendant, le Parti communiste chinois au pouvoir n'autorise qu'un syndicat unique et officiel, qu'il contrôle étroitement.

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