Retour

Procès Bain : l'accusé disposait d'un imposant arsenal

Des carabines semi-automatiques, deux pistolets, plusieurs chargeurs, une machette... et un billet d'une valeur de 150 $ pour un événement-bénéfice du Parti libéral du Canada; tous ces objets faisaient partie de l'arsenal emporté par Richard Henry Bain le soir des attentats du Métropolis. L'enquêteur de la Sûreté du Québec, Guillaume Vezeau, a poursuivi vendredi matin, au palais de justice de Montréal, sa description de la scène de crime dans le cadre du deuxième jour du procès de l'homme accusé de meurtre et de tentative de meurtre.

Les articles ont été retrouvés dans un camion noir appartenant à l'accusé et stationné près des lieux de l'attaque. Ils font partie des éléments de preuve présentés au cours de cette deuxième journée qui a permis de poursuivre la description du contexte dans lequel se sont déroulés les événements du 4 septembre 2012, alors que Richard Bain avait tenté de pénétrer dans la salle de spectacle de la rue Sainte-Catherine, où Pauline Marois et des partisans du Parti québécois s'étaient réunis pour célébrer leur victoire électorale.

Les jurés ont notamment visionné une vidéo d'une douzaine de minutes, prise le lendemain de l'assaut, qui faisait le tour de la scène de crime. Les extraits montraient entre autres le stationnement où était garé le camion de Richard Bain et la porte d'entrée arrière du Métropolis, où le technicien de scène, Denis Blanchette, a été tué par une balle de la carabine semi-automatique de Bain.

Des images montraient d'ailleurs le corps de la victime, étendu sur le sol et recouvert d'une couverture.

Après la diffusion de la vidéo, le sergent Guillaume Vezeau a décrit en détail les armes retrouvées dans le camion de Bain. Il a expliqué aux jurés que la carabine utilisée par l'accusé lors de l'attaque s'était enrayée dès le départ, ce qui aurait possiblement permis d'éviter un massacre.

Des motifs politiques, selon la Couronne

Le procureur de la Couronne, Dennis Galiatsatos, a annoncé qu'il tenterait de démontrer que ce sont des raisons politiques qui ont motivé l'accusé à se rendre sur le site du Métropolis. Il soutient que M. Bain se serait rendu sur les lieux expressément dans le but d'abattre l'ex-première ministre Pauline Marois.

La Couronne fera appel à une cinquantaine de témoins, parmi lesquels on compte des policiers et des employés du Métropolis. Dave Courage, la deuxième personne atteinte par Bain, le soir de l'attaque, sera également invité à témoigner.

Durant l'exposé, l'accusé est demeuré assis, les bras croisés, en gardant un visage impassible. Richard Henry Bain a plaidé non coupable aux six chefs d'accusation retenus contre lui.

Avec les informations de Marc Verreault

Plus d'articles

Commentaires