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Procès Duffy : Harper talonné par ses adversaires

Les chefs du PLC et du NPD ont poursuivi leurs attaques contre le chef conservateur dans la foulée des révélations faites au procès du sénateur Mike Duffy.

Dimanche, le chef libéral Justin Trudeau a une nouvelle fois pressé Stephen Harper de congédier certains de ses proches collaborateurs qui auraient été informés que son ex-chef de cabinet, Nigel Wright, avait fait un chèque de 90 000 $ au sénateur Duffy pour qu'il rembourse ses dépenses litigieuses.

« Des gens autour de monsieur Harper ont manqué de respect envers le [bureau] du premier ministre, aussi envers les Canadiens en faisant partie d'un cover up. Si M. Harper avait [un minimum] d'intégrité, il congédierait ces gens-là au lieu de les protéger », a-t-il lancé pour une deuxième journée de suite aux journalistes.

Déplorant le peu d'explications de Stephen Harper sur toute cette affaire, le chef libéral a envoyé en son nom personnel une lettre ouverte au chef conservateur, dimanche après-midi, afin de lui poser des questions précises.

« Il ne veut pas répondre aux questions des médias, il ne veut pas répondre en personne, il va peut-être répondre par écrit », a dit espérer Justin Trudeau.

Dans sa lettre, M. Trudeau demande notamment au premier ministre lesquels de ses employés avaient été mis au courant du fameux chèque de M. Wright et si ses conseillers avaient communiqué avec le sénateur Duffy depuis qu'il a été exclu du caucus conservateur, en 2013.

Harper doit être congédié, dit Mulcair

De son côté, le chef du NPD Thomas Mulcair ne réclame pas le congédiement de certains travailleurs du Bureau du premier ministre qui auraient pu jouer un rôle dans le scandale du sénateur Mike Duffy, mais il demande aux Canadiens de congédier leur patron, Stephen Harper.

« Moi, je ne vais pas me concentrer sur les subalternes, a dit Thomas Mulcair. Moi, je veux qu'on se débarrasse de la personne qui a nommé Mike Duffy au Sénat, qui a nommé ce chef de cabinet là [Nigel Wright] qui était responsable du bureau du premier ministre lorsqu'ils ont fait un chèque de 90 000 $, et cette personne c'est le premier ministre lui-même. »

M. Mulcair a soutenu que « la vraie cause du problème » dans l'affaire Duffy-Wright était le chef conservateur et que les Canadiens pourraient s'en « débarrasser » lors du scrutin du 19 octobre prochain.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a lui aussi abordé la question de l'entourage de Stephen Harper et des révélations du procès Duffy. Il a assuré que si ses employés « avaient fait des choses incorrectes, [il] aurait agi ».

« Si des gens étaient au courant et s'ils avaient un plan, ces gens-là ne devraient pas rester là », a indiqué M. Duceppe, en référence à ces nombreux courriels déposés au procès qui faisaient état d'une tentative au sein du bureau du premier ministre d'étouffer le scandale du sénateur Duffy.

Harper martèle le même message

Pour sa part, le chef conservateur a été pressé de questions sur cette affaire lors de son point de presse. Les quatre questions permises aux journalistes portaient sur l'affaire Wright-Duffy et sur ce que savait son actuel chef de cabinet Ray Novak. M. Harper a répété sa version des faits.

« Dès le départ, j'ai dit à monsieur Duffy que je ne pouvais pas justifier ses dépenses et qu'il devait les rembourser », a soutenu Stephen Harper. « On m'a dit qu'il allait rembourser et qu'il avait remboursé. C'est pour cette raison que j'ai agi comme je l'ai fait lorsque j'ai découvert que ce n'était pas le cas », a-t-il répété.

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