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Procès pour terrorisme : des photos et des chants djihadistes recueillis sur les appareils des accusés

Au procès pour terrorisme d'un couple d'ex-étudiants du Collège de Maisonneuve, la cour a entendu jeudi le témoignage de plusieurs policiers, qui ont notamment présenté le contenu de fichiers recueillis dans les appareils électroniques d'El Mahdi Jamali et de Sabrine Djermane.

El Mahd Jamali, 20 ans, et Sabrine Djermane, 21 ans, sont accusés d'avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l'étranger, de possession d'une substance explosive dans un dessein dangereux, d'avoir facilité un acte terroriste et d'avoir commis un acte au profit ou sous la direction d'un groupe terroriste.

Le gendarme Mouhamad Kanou, qui était membre de l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale en 2015, a témoigné devant le tribunal en matinée. Il a analysé le contenu de deux clés USB contenant des fichiers informatiques qui auraient été saisis chez les deux accusés.

Les clés USB contiennent des photos sur lesquelles des otages, certains agenouillés, vêtus d'une combinaison orange, se trouvent aux côtés d'un homme cagoulé en noir. D’autres photos montrent le drapeau du groupe armé État islamique (EI).

Sur d'autres photos, on voit John Maguire, un Canadien et ancien étudiant de l'Université d'Ottawa qui s’est joint à l'EI, de même que Michael Zehaf-Bibeau, l'auteur de la fusillade au parlement d'Ottawa en 2014.

Chants arabes

Le gendarme Kanou a aussi repéré une dizaine de chants en arabe, qui font l'apologie du djihad et du bonheur de mourir comme un martyr. À travers ces chants, des coups de feu sont perceptibles, ainsi que des explosions et des mots tels que « terrorisez-les », « tuez-les, noyez-les dans le sang. »

Les fichiers analysés contiennent aussi une vidéo dans laquelle quatre personnes discutent des lois islamiques.

Des photos d’une perquisition

En après-midi, un autre policier, qui faisait lui aussi partie de l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale en 2015, a témoigné au palais de justice de Montréal.

Jean-François Talbot a pris des photos lors d’une perquisition dans un domicile et les a présentées à la cour.

Sur l’une de ces photos, on peut voir un sac dans un garde-robe, qui contient divers articles comme des piles, un tube de colle, des clous, du gros ruban collant et une feuille lignée sur laquelle apparaissent des termes comme « loi des gaz parfaits. »

Un autre policier, qui a surveillé les deux accusés lors de leur détention, a révélé qu’il avait saisi plusieurs articles, dont des téléphones portables, des papiers et des cartes, ainsi qu’un reçu de magasin pour deux photos de passeport.

Dans la salle d’audience, les deux jeunes accusés ont écouté attentivement les échanges entre les témoins et les avocats, ainsi que les interventions du juge.

Avec les informations de Marc Verreault

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