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Projet Montréal veut faciliter l'obtention et le paiement des permis

La candidate à la mairie Valérie Plante promet d'alléger la bureaucratie de la Ville si elle prend le pouvoir le 5 novembre. Projet Montréal souhaiterait, par exemple, que les résidents puissent obtenir et payer en ligne les permis exigés pour des travaux mineurs, comme l'ajout d'une piscine ou le remplacement d'un balcon. L'administration sortante fait toutefois valoir que la technologie existe déjà et qu'une annonce en ce sens est « imminente ».

Actuellement, aucun arrondissement n'offre de payer et d'obtenir les permis usuels sur Internet.

« Ça ne va pas assez vite. On est à quatre ans d'un premier mandat, et encore aujourd'hui, on entend plutôt parler de stratégie, et jamais de bilan », a déclaré la chef de Projet Montréal, jeudi matin. « C'est le cas pour la Ville intelligente », mais aussi « pour le réseau cyclable [et] pour l'habitation », a énuméré Mme Plante, précisant qu'elle souhaitait mettre ces enjeux « sur la fast track ».

L'adversaire de Denis Coderre à la mairie de Montréal prend notamment l'exemple de Rosemont–La Petite-Patrie, un arrondissement dirigé par Projet Montréal qui a déjà rendu publics plusieurs types de permis sur son site web.

Valérie Plante a dévoilé son plan pour simplifier la vie des citoyens et des gens d'affaires en présence de son candidat à la mairie de l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Pierre Lessard-Blais.

M. Lessard-Blais est copropriétaire de la microbrasserie L'Espace public et a déjà été président de la Société de développement commercial d'Hochelaga-Maisonneuve.

« Au niveau des commerçants, lorsqu'on parle du renouvellement d'une terrasse qui est déjà présente, qui est déjà fonctionnelle depuis des années, eh bien de renouveler la paperasse annuellement, ce n'est pas optimal, constate-t-il. On pourrait trouver des manières beaucoup plus intelligentes, utiliser Internet pour simplifier la vie des gens et s'assurer que les commerçants soient sur le plancher, et non pas dans le sous-sol, dans leur petit bureau, à faire de la paperasse. »

Le candidat à la mairie d'arrondissement aimerait en outre qu'Accès Montréal prolonge ses heures d'ouverture. Un comité aviseur, que Projet Montréal promet de mettre sur pied s'il remporte les élections, aurait notamment comme mandat de se pencher sur cette possibilité.

Une annonce « dans les prochaines semaines »

Responsable des dossiers concernant la Ville intelligente dans l'administration sortante, c'est Harout Chitilian, candidat de l'Équipe Coderre à la mairie d'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, qui a été dépêché auprès des journalistes pour critiquer la promesse de Valérie Plante.

La mêlée de presse s'est déroulée dans Le Plateau-Mont-Royal, un arrondissement dirigé par le maire Luc Ferrandez, de Projet Montréal, qui a reçu en 2015 le prix « Poids lourd de la paperasserie » de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

« Au lieu de prêcher et de donner des leçons aux autres, l'administration du Plateau et de Rosemont devraient eux-mêmes réduire la paperasse », a déclaré d'entrée de jeu Harout Chitilian.

Concernant la possibilité d'obtenir et de payer en ligne les permis usuels, M. Chitilian a répondu qu'une annonce en ce sens aurait lieu « dans les prochaines semaines », peu importe le résultat des élections du 5 novembre.

Sans fixer de date exacte, il a précisé que cette nouvelle façon de faire permettrait aussi d'obtenir sur Internet des vignettes de stationnement réservées aux résidents.

M. Chitilian a toutefois eu de la difficulté à expliquer pourquoi le sujet n'a pas été évoqué la semaine dernière, lorsqu'il a annoncé, quatre jours avant le début de la campagne électorale, le lancement d'une nouvelle application permettant de communiquer avec la Ville.

Harout Chitilian était pour l'occasion accompagné du candidat de l'Équipe Coderre à la mairie du Plateau, Zach Macklovitch. Ce commerçant, qui possède des bars et des discothèques branchés à Montréal, a témoigné de ses difficultés à travailler avec l'équipe du maire Ferrandez.

L'administration Coderre, au contraire, a démontré dans les dernières années « une volonté ferme de travailler avec les marchands », a indiqué Harout Chitilian, prenant pour exemple les nouvelles dispositions de la loi sur le statut de métropole qui permettront à Montréal d'appliquer une tarification et une fiscalité modulée auprès des commerçants.

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