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Protestations contre le « trou noir » de l'assurance-emploi

Depuis vendredi matin, près d'une douzaine de membres du conseil central de la CSN sur la Côte-Nord, d'Action Chômage Côte-Nord et d'Action Chômage Charlevoix ainsi que des travailleurs occupent les bureaux du ministre du Développement social, Jean-Yves Duclos, à Québec. Leur objectif est de faire pression dans le dossier du trou noir de l'assurance-emploi.

Un texte de Laurence Royer

Le groupe réclame des mesures d’urgence pour éviter que des dizaines de travailleurs ne se retrouvent sans revenu et sans emploi pour une période allant de 3 à 20 semaines.

Selon le président du Conseil central de la CSN sur la Côte-Nord, Guillaume Tremblay, le gouvernement offre peu de semaines de prestations sur la Côte-Nord et demande trop d'heures aux travailleurs pour leur permettre de se qualifier à l'assurance-emploi.

C’est également l’avis de la directrice générale du Mouvement action chômage de Charlevoix, Julie Brassard, qui occupe aussi le bureau du ministre.

Réponse du ministre

Le ministre n’était pas disponible vendredi pour accorder une entrevue sur le sujet à Radio-Canada. Les membres de la CSN, d'Action Chômage Côte-Nord et du Mouvement action chômage Charlevoix ont toutefois obtenu un entretien téléphonique avec le ministre en avant-midi.

Selon Guillaume Tremblay, Jean-Yves Duclos a indiqué que le taux de chômage est très bas sur la Côte-Nord et qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs d’emploi.

Le groupe n’est pas satisfait de ces réponses du ministre. Le président du Conseil central de la CSN sur la Côte-Nord estime que le problème est plus complexe que le ministre ne le prétend.

Long processus

De son côté, Line Sirois croit que le ministre Duclos prend trop de temps pour trouver des solutions au trou noir de l'assurance-emploi. En mai 2017, le groupe avait rencontré Jean-Yves Duclos qui s'était montré réceptif à leurs demandes, selon elle.

Line Sirois indique que le ministre avait promis de travailler pour trouver une solution pour réparer ce qui est qualifié comme une injustice.

Le groupe déplore toutefois que huit mois plus tard, les travailleurs de Charlevoix et de la Côte-Nord soient sur le point d'être privés de revenus en raison de l'inaction du gouvernement.

Le groupe indique qu’il occupera le bureau du ministre du Développement social jusqu’à ce qu’ils obtiennent une entente.

Avec les informations de Jean-Louis Bordeleau et de François Robert

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