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Quand Fabien Cloutier et Jean-François Mercier essaient la Boussole électorale

Depuis son lancement, il y a un mois, la Boussole électorale a été utilisée plus de 1,5 million de fois. Nous l'avons fait essayer par deux humoristes bien différents, mais qui prennent tous deux la politique avec un grain de sel.

Un texte de Louis-Philippe Ouimet

Jean-François Mercier est humoriste et a été candidat indépendant à l'élection fédérale de 2011. Son nouveau spectacle s'intitule Subtil, sensible, touchant. Même s'il a répondu aux 30 questions de la Boussole avec un peu de cynisme, il a aimé l'expérience. « C'est l'fun, je ne peux pas dire que ce n'est pas l'fun! », lance-t-il.

Fabien Cloutier est auteur, metteur en scène et humoriste. Sa nouvelle production est baptisée Assume et, en essayant la Boussole, il s'est mouillé sur plusieurs grands enjeux de la campagne électorale. « Moi, présentement, j'hésite entre deux partis... Je ne sais pas encore pour qui je vais voter », dit-il.

La Boussole électorale a permis à Jean-François Mercier et à Fabien Cloutier de constater de quel parti leurs valeurs se rapprochent le plus.

Combien les personnes les plus riches devraient-elles payer d'impôt?

Jean-François Mercier est catégorique : les personnes les plus riches devraient payer beaucoup moins d'impôts. « L'impôt, c'est un schème de Ponzi. Ils ont toujours besoin de plus d'argent pour offrir moins de services. Trouvez l'erreur... Les gens en général devraient être moins mis à contribution », soutient-il.

Fabien Cloutier, lui, critique les paradis fiscaux : « J'aurais envie de dire un peu plus d'impôts pour les plus riches. Il semble y avoir beaucoup de façons de contourner cette nécessaire taxation. Mais, avant de se questionner si les riches en paient assez ou pas assez, on doit se demander "est-ce qu'on va s'assurer de bien faire le ménage dans toutes les façons où les gens réussissent à s'en sauver?" »

La monarchie et le Sénat

Les deux humoristes s'entendent pour dire que le Canada devrait couper ses liens avec la monarchie et que le Sénat devrait être aboli.

« Moi, je pense que le Sénat devrait être aboli. Les seules lois qui ne passent pas, ce sont celles pour ne pas abolir le Sénat », répond Jean-François Mercier. Sur la monarchie, Fabien Cloutier est aussi catégorique : « Je ne vois pas où ça nous mène maintenant. Je ne vois pas l'idée de tenir à cette vieille image d'une puissance de pacotille. Out la monarchie! »

Le droit à mourir

La Boussole leur a également demandé de réagir à l'affirmation suivante : « Les patients en phase terminale devraient avoir le droit de mettre fin à leur vie avec l'aide d'un médecin. » Jean-François Mercier est d'accord : « Moi, j'ai des chiens. Quand ils souffrent, même si je les adore, je pense que le dernier geste d'amour à leur faire c'est de calmer leur souffrance. »

Fabien Cloutier abonde dans le même sens : « Je pense qu'on est rendus là. Il y a assez de pays où ils l'ont fait et où on voit que c'est quelque chose qui se peut et qui fonctionne ».

Jean-François Mercier reste cynique. Il n'ira pas voter lundi. « Peu importe le parti qui est au pouvoir, les dirigeants vont toujours pencher vers les lobbys qui ont le plus de pouvoir », soutient-il. Fabien Cloutier, lui, considère que c'est un privilège d'aller voter. « Mais je suis encore indécis! », tient-il à préciser.

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