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« Quand les gens sont en vacances, ils n'écoutent pas beaucoup » - Denis Lebel

Après que son parti eut déclenché la plus longue campagne de l'histoire en plein été, le conservateur Denis Lebel estime que son parti doit « répéter » le message, parce que les électeurs n'étaient pas attentifs durant l'été. M. Lebel est revenu à l'attaque, jeudi, au sujet du scandale des bureaux satellites qui a ébranlé le NPD cette année.

Un texte de Marie-Ève Maheu

En février, le Bureau de régie interne du Parlement a ordonné à 68 députés et anciens députés néo-démocrates de lui rembourser 2,7 millions de dollars pour avoir utilisé des fonds parlementaires à des fins partisanes dans des bureaux régionaux, dits « satellites ». Le Nouveau Parti démocratique s'y est refusé et se bat devant les tribunaux sur la question.

Denis Lebel avait déjà attaqué le NPD sur cette histoire en début de campagne électorale. Mais il estime qu'il devait tenir une nouvelle conférence de presse pour « répéter le message », parce que les électeurs n'étaient pas au rendez-vous en août. Il dit avoir constaté sur le terrain que peu de gens étaient au courant de l'affaire.  

Interpellé sur l'intérêt pour son parti de déclencher une campagne en plein été si, de son propre aveu, les électeurs ne sont pas au rendez-vous, M. Lebel répond que les candidats en ont profité pour aller à la rencontre des électeurs sur le terrain. « Les gens, on les a rencontrés sur le terrain. On les a vus dans leur camping, dans leurs épluchettes de blé d'Inde, sur les terrains de golf, dans les foires [...] On a passé l'été sur le terrain. »

Il ajoute que, maintenant, « les cotes d'écoute sont plus grandes » et qu'il veut en profiter.

Il déplore par ailleurs que le procès, en août, du sénateur Mike Duffy, accusé de fraude et de corruption relativement à ses dépenses, ait reçu plus de visibilité que l'utilisation détournée par le NPD d'argent des bureaux de circonscription. « Mike Duffy, c'est un individu. Là, on parle d'un parti politique avec un système organisé. »

Dans le cas de Mike Duffy, rappelons que l'ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, a signé un chèque de 90 000 $ pour rembourser les dépenses discutables du sénateur suspendu. Le procès criminel de M. Duffy reprendra en novembre, à Ottawa.

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