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Quand les recrues de la GRC deviennent des cobayes

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a mené une étude sur les effets de différentes concentrations de poivre de cayenne en utilisant ses recrues comme cobayes.

En mai et juin, quatre groupes de cadets ont été exposés à trois différentes concentrations de gaz poivré afin d'en évaluer l'impact sur leur réaction physiologique et psychologique.

Le tout a eu lieu dans le cadre d'un des passages obligatoires de l'entraînement des cadets de la GRC : l'exposition au poivre de cayenne.

L'objectif de la manoeuvre est d'aider les recrues à bien comprendre les effets du poivre du cayenne afin de pouvoir réagir s'ils y sont exposés et également pour qu'ils comprennent bien son effet sur une personne s'ils doivent se servir de poivre de cayenne pour interpeller un suspect.

Un exercice pertinent

Il est pertinent d'asperger les cadets de la GRC de poivre de cayenne dans le cadre de leur formation, mais cela doit être fait de manière éthique, estime un professeur de l'Université de Regina.

Hirsch Greenberg, coordonnateur de stages au département d'études de la justice de l'Université de Regina, croit également que des études telles que celle menée par la GRC avec l'aide de ses cadets devraient être conduites avec le consentement éclairé des participants.

Il explique que dans un contexte universitaire, les études doivent être conduites avec le consentement éclairé des participants, et qu'il ne voit pas de raison pourquoi cela ne s'appliquerait pas à la GRC.

Le professeur Greenberg pense que l'étude de la GRC est pertinente dans une certaine mesure parce qu'elle permet de déterminer la bonne dose à utiliser et d'éviter de recourir à une force létale. « Il faut utiliser la méthode la plus douce possible pour intervenir et être certain de comprendre l'intensité de la mesure choisie et son effet », explique-t-il.

La GRC explique que des tests de santé ont été menés avec les recrues avant l'expérience, et qu'aucun effet secondaire n'a été enregistré après l'exposition.

Les responsables de la GRC évaluent actuellement les résultats de l'étude pour déterminer si une dose différente de gaz poivré devrait être approuvée pour usage lors de leurs interventions.

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