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Québec forcé de combler un déficit pour la surveillance des régimes volontaires d'épargne-retraite

Force est de constater que les régimes volontaires d'épargne-retraite (RVER) ne suscitent pas l'engouement escompté. Le gouvernement du Québec devra verser jusqu'à 2,3 millions de dollars à Retraite Québec pour parer à un déficit dans le fonds visant à les surveiller.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Les modalités de cette subvention sont décrites dans la plus récente édition de la Gazette officielle du gouvernement du Québec.

Un fonds de Retraite Québec destiné à surveiller les RVER est alimenté à même les cotisations à ces régimes, mais celles-ci sont jusqu’à présent insuffisantes par rapport aux prévisions. Le fonds souffre donc d'un manque d'argent.

Ce type de régime, une initiative du ministre des Finances, Carlos Leitao, a été mis en place en 2014. Il a pour but de permettre à tous les travailleurs qui n’ont pas de régime de retraite offert par leur employeur de mieux épargner pour leur retraite, à faible coût. Pas moins de 2 millions de Québécois étaient dans une telle situation.

Les entreprises de 10 employés et plus, et éventuellement de 5 employés et plus, ont l’obligation d’offrir un RVER d’une institution financière. Les travailleurs qui y adhèrent voient ensuite une cotisation – déductible d’impôt – directement prélevée sur leur paie.

Fin septembre, seulement 70 000 travailleurs participaient à un RVER. Quelque 8000 entreprises, sur une possibilité de 90 000, en avaient mis un en place.

Des RVER peu convoités

Au cabinet du ministre des Finances, on admet qu’il devient nécessaire d’apporter des ajustements aux RVER « pour les rendre plus attrayants », mais il est hors de question de les remettre en cause.

Le ministre se donne jusqu’à l’été avant de tirer un premier bilan de ces régimes d’épargne volontaire auxquels les employeurs peuvent aussi contribuer.

Au 30 septembre, l’actif des RVER atteignait plus de 47 millions de dollars.

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