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Québec pourrait financer davantage les services de soins à domicile

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, n'exclut pas la possibilité d'octroyer des sommes additionnelles pour financer les services de soins à domicile aux personnes âgées.

Gaétan Barrette a rappelé que le dernier budget du gouvernement Couillard prévoit une hausse du financement pour les soins à domicile d'environ 60 millions, mais que les décisions qui seront prises devront permettre de « faire face aux besoins accrus du vieillissement ».

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour les aînés, François Paradis, estime que cet investissement n'est pas suffisant pour subvenir à la demande. Selon des chiffres compilés par la CAQ, 16 500 aînés seraient en attente de services de maintien à domicile au Québec et le temps d'attente varierait de six mois à un an en moyenne.

La porte-parole du Parti québécois en matière de santé et d'accessibilité aux soins, Diane Lamarre, croit pour sa part que le gouvernement Couillard n'a pas tenu ses promesses en matière de financement pour les services de soins à domicile.

Des organismes dénoncent les lacunes criantes en soins à domicile

Aujourd'hui, plusieurs organismes représentant les aînés, les malades, les proches aidants et des professionnels de la santé ont réclamé une réallocation des ressources afin de combler le sous-financement chronique des soins à domicile et de réduire les imposantes listes d'attente.

Se disant exaspéré par les promesses brisées depuis plus d'une décennie en matière de soins à domicile, le Conseil pour la protection des malades (CPM) a réclamé d'Ottawa qu'il demande des comptes à Québec sur la diminution des soins à domicile et qu'il précise dans la Loi sur la santé que les soins et le soutien à domicile doivent aussi être universels.

Le Réseau FADOQ (anciennement la Fédération de l'âge d'or du Québec) affirme pour sa part que les politiques du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se traduisent par une privatisation dans les faits des services aux aînés, puisque ceux-ci n'ont d'autre choix que de payer de leur poche pour en obtenir en attendant d'en recevoir du secteur public.

L'organisme a démontré que les aînés doivent dépenser en moyenne entre 200 $ et 250 $ par mois pour des services privés, selon l'ampleur de leurs besoins. Il s'agit, selon le Réseau FADOQ, d'une somme dont la plupart des aînés ne disposent pas puisque la majorité des personnes de 75 ans et plus ont un revenu annuel inférieur à 20 000 $.

Le Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ) souligne pour sa part que le soutien aux proches aidants est aussi nettement insuffisant et que ceux-ci peinent à prendre la relève en attendant l'aide publique. Le regroupement rappelle que le gouvernement a fermé en 2015 une vingtaine de centres de jour pour personnes aînées et réduit les heures d'ouverture de plusieurs autres qui offraient un répit aux aidants en plus de représenter un rare espace de socialisation pour les aînés.

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