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Quelles sont les blessures les plus courantes aux Jeux panam?

Trois cents interventions par jour. Voilà le quotidien de l'équipe médicale des Jeux panaméricains de Toronto. Une équipe qui a aussi voulu innover en soignant la plupart des athlètes non pas à l'hôpital, mais sur les sites de compétition ou au village des athlètes.

Un texte de Laurence Martin

La chef médicale des Jeux, la Dre Julia Alleyne, supervise les 300 interventions quotidiennes, en moyenne, auprès des athlètes, des bénévoles et des spectateurs.

Les problèmes médicaux les plus courants chez les athlètes : les infections respiratoires et gastro-intestinales, les problèmes de peau et les claquages musculaires. 

Les accidents tragiques, explique Dr Alleyne, sont très rares lors de compétitions internationales comme les Jeux panam. Les médecins sont donc plus occupés à gérer les problèmes intestinaux de certains athlètes qui ont du mal à s'habituer à la nourriture canadienne.

Les sports les plus à risque : les sports d'équipe, la natation en eaux libres et les sports équestres.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le plongeon et le trampoline sont des sports très sécuritaires, si on est bien entraîné. Les équipes médicales s'inquiètent davantage lorsqu'il y a beaucoup d'athlètes en même temps sur un terrain. Les risques de contacts (et donc de fractures) sont élevés. Pour les sports équestres, le fait d'avoir un animal sur le terrain augmente aussi les risques. 

Cette année, il y a d'ailleurs un nombre assez élevé de fractures au visage, selon la Dre Alleyne. 

Le défi : l'étalement des sites de compétition

Il faut conduire plus de deux heures (sans embouteillage!) pour se rendre des sites les plus à l'est, vers Oshawa, jusqu'aux lieux de compétition dans la région du Niagara. Certains soins sont d'ailleurs donnés par vidéoconférence. Le membre de l'équipe médicale qui se trouve sur le lieu de compétition avec l'athlète blessé contacte le spécialiste au village des athlètes pour fournir les soins appropriés. 

La nouveauté : des soins médicaux le moins possible à l'hôpital

Pour éviter que les athlètes ne se retrouvent à l'hôpital, en train de recevoir des soins dans une langue qu'ils ne comprennent pas bien, on envoie la plupart des ambulances au village des athlètes, où une clinique a été aménagée. 

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