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Radio-Canada n'est « pas encore tout à fait ébouillantée », dit Lacroix

Le PDG de CBC/Radio-Canada, Hubert Lacroix, dit que la société d'État n'est « pas encore tout à fait ébouillantée », mais estime que le diffuseur public est miné par un modèle financier « dépassé qui ne fonctionne pas ».

Hubert Lacroix participait mardi à  l'Assemblée publique annuelle de Radio-Canada à Winnipeg.

Il a repris le contenu d'un discours qu'il a prononcé au début du mois, avant la conférence internationale des radiodiffuseurs publics en Allemagne, lors duquel il a dit aux PDG rassemblés que la situation de CBC/Radio-Canada « fait penser à la fable de la grenouille qu'on place dans un récipient d'eau froide chauffée progressivement. » M. Lacroix avait ajouté : « Nous n'avons pas dit clairement que nous risquons de finir ébouillantés. »

Hubert Lacroix a soutenu que CBC/Radio-Canada avait réussi à stabiliser sa situation financière malgré une baisse de revenus publicitaires. « Nous y sommes arrivés en réduisant nos dépenses de 105 millions de dollars, ce qui a largement compensé la baisse des revenus de 74 millions de dollars attribuable en grande partie à la perte des droits de diffusion des matchs de hockey », a-t-il dit.

M. Lacroix a aussi souligné que Radio-Canada a été capable de réinvestir 23 millions de dollars dans ses émissions « pour la première fois depuis 2009 », grâce au plan de réduction des coûts mis en oeuvre par la direction.

Modèle financier à blâmer, répond Lacroix à Harper

Hubert Lacroix a aussi répondu aux commentaires du chef conservateur Stephen Harper, qui a déclaré lundi sur les ondes d'une radio privée du Québec que les difficultés budgétaires de Radio-Canada étaient causées par la « perte de téléspectateurs » et non pas « par les coupures de notre gouvernement ».

Après l'assemblée publique, Hubert Lacroix a assuré que le diffuseur avait de bonnes cotes d'écoute, mais que l'institution était minée par un modèle financier malade.

M. Lacroix a ajouté que le Canada devait se tourner vers les pays européens pour s'inspirer de leurs modèles de financement. Il a expliqué que le diffuseur public en Allemagne est financé notamment par des frais facturés à chaque ménage, alors que le gouvernement français perçoit des revenus des fournisseurs d'accès Internet.

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