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Rassemblement contre l'arrestation du conducteur aspergé de poivre

Une dizaine de personnes ont profité de la tenue d'une fête de quartier, samedi après-midi, à Montréal-Nord, pour dénoncer l'arrestation de Daniel Louis, la semaine dernière. Celui-ci avait été aspergé de poivre de Cayenne après avoir klaxonné à outrance, rue Sainte-Catherine, selon les forces de l'ordre.

Intitulée Juste pour un klaxon, cette mobilisation a pour objectif, selon James Louis, frère de Daniel, de « souligner notre mécontentement », après cet incident, « face aux méfaits » commis « par certains policiers ».

Les personnes présentes sont également invitées à signer une pétition « contre la brutalité policière », selon un message laissé par James Louis sur les réseaux sociaux.

Sur place, Daniel Louis n'a pas voulu s'adresser à la presse. Son frère James a pour sa part évoqué une possible poursuite contre la police.

Peu avant minuit, le 9 juin, Daniel Louis a été arrêté par des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Ce conducteur d'un véhicule Impala 66 s'était rendu, avec sa compagne, dans le centre-ville de la métropole afin de participer aux festivités liées au Grand Prix de Formule 1.

Selon les policiers, il a refusé de cesser de klaxonner, avant de refuser de s'identifier. Un agent l'a ensuite aspergé de poivre de Cayenne. Un autre policier a utilisé la même technique pour dissiper la foule présente.

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada, Gertrude Dubois, la petite amie de Daniel Louis, présente dans le véhicule, a contesté la version des faits du SPVM.

Cette dernière a dénoncé « la brutalité des policiers », tout en indiquant que son ami n'avait pas refusé de s'identifier. « Il n'a pas eu le temps » de donner ses papiers, a-t-elle précisé, avant d'être elle aussi touchée par le poivre de Cayenne.

Le SPVM a décidé lundi d'ouvrir une enquête afin de faire la lumière sur cette affaire. La mairesse de Montréal, Valérie Plante, avait quant à elle reconnu être « troublée » par les images diffusées sur les réseaux sociaux.

Avec les informations de Sébastien Deslauriers

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