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Rationnement de papier de toilette dans un foyer de soins : un simple mal entendu selon le propriétaire

Le propriétaire du Manoir Notre-Dame, Valmont Robichaud, assure qu'il n'y a pas de rationnement de papier de toilette dans son foyer de soin, à Moncton au Nouveau-Brunswick.

Le propriétaire affirme que les résidents peuvent obtenir tout le papier de toilette dont ils ont besoin.

Il avoue que la lettre envoyée aux résidents a été mal rédigée et que des employés ont mal compris les directives. Selon lui, l'établissement voulait simplement réduire les abus.

« Ça va éviter ceux-là qui en prennent dix [rouleaux] et après que d’autres n’en ont pas. Il faut aller en racheter. C’est tout, ce n’est pas compliqué. Personne ici n’a jamais eu pas de papier de toilette, ce n'est pas vrai ça », dit Valmont Robichaud.

Le propriétaire dit qu'il va rencontre les employés et envoyer une deuxième lettre aux résidents pour rectifier le tir.

« Je les comprends. Si quelqu'un venait prendre le papier de toilette à ma mère, je ferais la même chose », dit-il.

Inquiétude chez les familles

Le fils d'un résident de 93 ans est choqué de voir que la direction de la résidence a envoyé une telle lettre, puis s'est rectifiée.

« Je ne veux pas dire que ça fait dur, mais tu sais », dit Paul Richard, alors qu'il rendait visite à son père.

« Ça a été un peu un choc. Si que ça prend du papier je vais venir lui en apporter, ce n'est pas ça le problème, mais d'autres résidents n'ont pas de famille », ajoute Paul Richard.

Un moyen de pression?

Lundi matin, avant d'entendre les explications du propriétaire du foyer de soins, l'Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick (AFANB) a déploré les actions de la direction du foyer de soins.

Selon le directeur général de l'AFANB, Jean-Luc Bélanger, il s'agit d'une façon inacceptable de mettre de la pression sur le gouvernement.

« Si les foyers de soins veulent faire des pressions sur le gouvernement pour avoir plus de subventions, ils devraient trouver d’autres solutions que ça. Ce n’est pas en visant les aînés eux-mêmes que ça va les aider », croit Jean-Luc Bélanger, directeur général de l’AFANB.

Il dit être surpris de constater que certains établissements privés sont gérés de cette façon. Selon lui, il est essentiel de rappeler que ces résidences ont des ententes avec le gouvernement.

« On entend parler entre les branches que des situations se font, mais c’est bien que ça sort au public pour que les gens soient conscients qu’il y a des situations qui ne sont pas acceptables au niveau des aînés », ajoute-t-il.

Avec des informations de Catherine Dumas et Michèle Brideau.

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