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Recyclage : Québec débloque 3 M$ pour les centres de tri

Québec a annoncé une aide de trois millions de dollars pour aider les centres de tri de la province à se moderniser et à accroître la qualité de ses produits, afin de répondre aux nouvelles exigences de la Chine.

Un texte de Yannick Donahue

Touchés par la décision du géant chinois de restreindre l'importation de certaines matières recyclables, les centres de tri ont vu leurs entrepôts se remplir, car leur inventaire ne trouvait pas preneur.

Jusqu'à l'automne dernier, les centres de tri du Québec exportaient 60 % de leurs matières récupérées, principalement vers l’Asie et la Chine.

L’objectif poursuivi par le gouvernement Couillard avec cet investissement est de permettre une modernisation des installations, d’améliorer la qualité et la quantité des matières recyclables, d’en accroître les débouchés et de favoriser le développement de l’économie circulaire locale de nos matières récupérées et triées.

De plus, une campagne de sensibilisation accompagnera cette enveloppe budgétaire. Elle vise à aider les citoyens à bien reconnaître les matières qu’ils peuvent mettre dans leur bac de récupération.

Une bonne nouvelle

Le gouvernement du Québec voit dans ces fortes variations du marché des matières recyclables une occasion à saisir.

« Nous saisissons donc cette occasion afin d’améliorer nos pratiques et de favoriser le développement de débouchés locaux, créant ainsi une véritable économie circulaire au Québec », poursuit la ministre.

À Recyc-Québec, on se réjouit de cette annonce. « Le Québec doit faire davantage pour que les matières recyclables récupérées sur son territoire soient conditionnées et recyclées le plus possible au Québec, et c’est avec cet objectif en tête que la société d’État répond présente avec cette enveloppe budgétaire pour soutenir et favoriser des initiatives d’identification de débouchés porteurs à long terme », soutient Sonia Gagné, PDG intérimaire de Recyc-Québec.

Pas de crise

Bien que l’industrie québécoise du recyclage soit ébranlée, la ministre Melançon ne semble pas inquiète outre mesure.

En entrevue à Radio-Canada, elle a refusé de parler de crise, du moins pas pour le moment. Elle a insisté sur le fait qu’il y a des centres de tri qui réussissent très bien. Elle a cité en exemple le cas de la société VIA qui a été capable de répondre aux nouvelles exigences de la Chine et de commercialiser ses matières recyclables.

« Si la société VIA […] est capable de vendre à la Chine. J’ai d’autres centres de tri qui vont pouvoir avoir la même qualité et on va pouvoir répondre aux standards de la Chine », ajoute-t-elle.

Un échec

Le Québec n’obtient pas la note de passage en matière de recyclage. À peine 54 % des matières recyclables sont recyclées, alors que la cible fixée par le gouvernement québécois est de 70 %.

La ministre de l’Environnement avait cependant une bonne nouvelle à communiquer lors de son passage sur le plateau du Téléjournal Montréal.

Contrairement à ce qui avait été rapporté, les ballots de papier qui remplissent la cour extérieure du Centre de tri Montréal ne sont pas laissés à l’abandon.

Mme Melançon a reçu la confirmation du responsable de l’environnement à la Ville de Montréal, Jean-François Parenteau, qu’ils étaient vendus et qu’ils allaient prendre la direction de l’Inde.

« Je veux rassurer la population […] on ne va pas enfouir, on ne va pas brûler », a-t-elle déclaré.

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