Retour

Référendum : les souverainistes catalans déterminés à tenir tête à Madrid

Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche à Barcelone pour dénoncer le durcissement de la répression de Madrid contre la tenue du référendum sur l'indépendance de la Catalogne, le 1er octobre.

Si la police nationale a déjà saisi une bonne partie des affiches et des bulletins de vote, les Catalans sentent qu'au-delà du vote sur leur indépendance, c'est leur droit de vote qui est menacé.

En scandant « Nous voterons », le cortège a distribué des bulletins de vote qui peuvent être aussi imprimés à la maison. Les urnes demeurent quant à elles toujours bien cachées.

Dans une université, des étudiants ont tenu des ateliers pour fabriquer des pancartes afin d'encourager les gens à voter malgré tout.

« Nous sommes là parce que depuis 2010, nous voulons faire un référendum comme en Écosse et au Québec », a expliqué une manifestante au correspondant de Radio-Canada Jean-François Bélanger. « Mais le gouvernement nous en empêche au point où il nous envoie la police. Dimanche prochain, nous voulons voter. »

Le président du Parlement de Catalogne, Carme Forcadell, a appelé les manifestants à résister aux « provocations » du gouvernement espagnol.

« Ils voient de la violence en Catalogne. Il n’y en a pas, et il n’y en aura pas », a-t-il dit. « Nous sommes un peuple pacifique et tout ce que nous voulons, c’est de pouvoir exercer nos droits. »

Fleurs, photos et sourires : plusieurs ont tenté dimanche une grande opération de séduction auprès des Mossos d’Esquadra, la police autonome régionale, qui relève temporairement depuis samedi du ministère de l’Intérieur à Madrid. La décision rendue par le procureur de l'État en Catalogne, représentant Madrid, a été rejetée par la Généralité de Catalogne, l'exécutif régional.

Certains se demandent comment les Mossos réagiront le 1er octobre avec cette nouvelle chaîne de commandement.

Par ailleurs, le président de la région autonome basque, Iñigo Urkullu, a appelé Madrid à reconnaître les nations catalane et basque tout en leur permettant de tenir des référendums comme l’ont fait l’Écosse et le Québec.

« Aux yeux du monde, le gouvernement espagnol fait partie du problème et pas de la solution », a-t-il critiqué tout en plaidant pour le dialogue.

Le politicien rappelle que le Royaume-Uni « a accepté sa réalité plurinationale et accepté que l'Écosse décide de son avenir démocratiquement et en liberté » en 2014.

Il a aussi cité « le modèle canadien » où les Québécois ont pu s'exprimer en 1980 et en 1995. Dans les deux cas, ils ont rejeté le projet d'indépendance.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine