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Réforme fiscale : Andrew Scheer revient à la charge contre les libéraux

Au terme du caucus conservateur à Winnipeg, au Manitoba, le chef Andrew Scheer a réitéré son intention de faire barrage à la réforme fiscale proposée par les libéraux de Justin Trudeau.

Andrew Scheer a déclaré que son parti était prêt à former le prochain gouvernement et à s’attaquer aux enjeux pressants. Le chef conservateur a de nouveau accusé le gouvernement libéral de chercher à nuire aux propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) par l’entremise de sa réforme fiscale.

« Les libéraux s’attaquent aux gens qui créent des emplois, aux propriétaires de fermes familiales, parce qu’ils ont vidé les coffres de l’État en moins de deux années passées au pouvoir », a-t-il soutenu.

En vertu de la réforme présentée en juillet dernier par le ministre des Finances Bill Morneau, les entrepreneurs ne pourront plus créer de sociétés privées dans le strict but d’économiser de l’impôt.

La réforme prévoit également limiter l’usage du revenu de placement passif des entreprises comme « instrument d'épargne personnelle ».

Selon le ministre Morneau, ces mesures devraient permettre de contrer l’évitement fiscal. Or, pour M. Scheer il s’agit avant tout d’une « attaque idéologique » qui ferait des mécontents même au sein des troupes libérales.

« Nous, nous savons que les entrepreneurs ne sont pas les fraudeurs dépeints par les libéraux. [Les conservateurs] vont s'assurer que Justin Trudeau rende des comptes et qu'il répare les pots cassés », a-t-il ajouté.

Position maintenue sur la marijuana

Questionné sur le projet de légalisation de la marijuana, un autre dossier qui risque de prendre beaucoup de place durant les premières semaines de la rentrée parlementaire, Andrew Scheer a indiqué qu'il n'avait pas adouci sa position.

« Ma position sur le processus de légalisation est clair : je suis contre le projet de loi », a-t-il affirmé. Le chef conservateur a dit partager les préoccupations formulées par les provinces sur le manque de consultations relatives au dossier.

« Un des grands problèmes dont j'ai entendu parlé est que le gouvernement ne fait pas assez de consultations et que les délais sont trop courts », a-t-il précisé en ajoutant que l'âge minimum fixé (18 ans) pour l'achat de produits de cannabis était également une source d'inquiétude dans le milieu médical.

Bien qu'il ait annoncé son intention de contester le projet de légalisation en chambre, Andrew Scheer a prévenu qu'il ne souhaitait pas s'ingérer dans les affaires des provinces et qu'il revenait aux gouvernements et aux électeurs de chaque province de déterminer leur modèle d'affaires pour les étapes à venir.

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