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Réfugiés syriens : La chaleur humaine plus forte que l'hiver

À Winnipeg, une famille de réfugiés syriens arrivée pendant la vague de froid de la semaine dernière découvre maintenant la chaleur de sa communauté d'accueil.

La famille Ogi Oglan se rappellera longtemps sa première messe dans l'Église unie Churchill Park lorsque toute l'assistance s'est levée pour l'accueillir.

Muhammad, sa femme Kamar Mourad et leurs enfants Amro, cinq ans et Elen, deux ans sont arrivés il n'y a quelques jours pendant un avertissement de froid extrême. Ils ont pourtant déjà tissé des liens très chaleureux avec la communauté.

« Le Canada est un bon pays pour élever des enfants. Meilleur que notre pays et meilleur que d'autres pays. On est vraiment contents que nos enfants puissent grandir ici », confie Muhammad.

Avant de rejoindre le Canada, la famille Ogi Oglan vivait depuis un an en Turquie. Ils sont venus rejoindre un cousin de Muhammad parrainé par le même organisme qu'eux, la South osborne Syrian Refugee Initiative.

Les membres de la famille se disent très satisfaits de l'accueil qu'ils ont reçu, notamment par leur famille d'accueil chez laquelle ils résident pour le moment.

Et cette relation va aussi dans les deux sens. Depuis que John et Marlene Oldham ont accueilli cette famille de réfugiés syriens, ils disent que leur vie a changé : « On ne sera plus jamais les mêmes. Ils font partie de notre famille maintenant », s'exclame John Oldham.

Entre eux, ils s'appellent « frères », et s'occupent des enfants comme de leurs propres petits enfants.

Un téléphone intelligent pour traduire les conversations

Si la barrière linguistique reste une réalité, ils y font face à leur manière. Les deux familles communiquent avec des signes, mais aussi grâce à l'application de traduction de leur téléphone intelligent.

Marlene et John pensent aussi que l'escale que la famille a faite chez eux facilitera leur intégration dans la société canadienne plus que s'ils avaient commencé dans un hôtel ou un centre d'hébergement.

« En passant cinq jours dans une famille canadienne, ils ont vraiment compris comment on vivait, ça a leur a été profitable et à nous aussi », dit-il.

En attendant que la famille Ogi Oglan s'installe sous peu dans sa propre maison, John et Marlene entendent profiter de chaque moment avec leurs hôtes et appréhendent déjà leur départ.

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