Des calculs mathématiques ont permis de déterminer que la croûte de Mercure est plus mince qu'on ne le pensait jusqu'à aujourd'hui.

Un texte d'Alain Labelle

La petite planète Mercure est celle dont l’orbite est la plus proche du Soleil, si bien que peu de sondes ont pu s’en approcher.

En fait, les sondes Mariner (1974-75) et Messenger (2008-15) ont visité cette planète rocheuse, mais seulement la deuxième a permis de recueillir suffisamment de données pour que les scientifiques puissent analyser sa surface.

Toutefois, savoir ce qui se cache sous sa surface exige un examen minutieux.

Après la fin de la mission Messenger, les scientifiques planétaires estimaient que la croûte de Mercure avait environ 35 km d’épaisseur. Une information que le planétologue américain Michael Sori de l’Université de l’Arizona a remise en question.

En ayant recours aux formules mathématiques les plus récentes, mais avec les mêmes données recueillies par Messenger, Michael Sori a prouvé que la croûte de Mercure avait plutôt 26 km et qu’elle était plus dense que l’aluminium.

Cette estimation est compatible avec la théorie selon laquelle la croûte de Mercure s’est formée en grande partie par l’activité volcanique.

Le noyau de Mercure occupe 60 % du volume total de la planète. Par comparaison, le noyau terrestre ne compte que pour environ 15 % de son volume.

Le détail de ses travaux est publié dans les Earth and Planetary Science Letters (en anglais).

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