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Regroupement des activités ferroviaires de Bombardier et de Siemens?

Des rumeurs de pourparlers entre Bombardier et le géant allemand Siemens entourant une éventuelle fusion de leurs divisions de matériel roulant ont fait bondir l'action de la multinationale québécoise en Bourse.

D'après l'agence Bloomberg, qui cite des sources anonymes, les discussions ont débuté plus tôt cette année et la transaction pourrait atteindre 10,6 milliards de dollars américains, ou près de 14 milliards de dollars canadiens.

En mi-journée, à la Bourse de Toronto, le titre du constructeur québécois d'avions et de trains prenait 4,5 %, ou 10 cents, pour s'échanger à 2,32 $.

Bombardier a refusé de commenter les informations de l'agence américaine, tout comme la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui a mis la main sur 30 % de la division ferroviaire de la société québécoise l'an dernier pour 1,5 milliard de dollars américains. Il n'avait pas été possible de rejoindre Siemens dans l'immédiat.

Bombardier Transport - dont le siège social se trouve à Berlin, en Allemagne - et Siemens Mobility Rail Solutions seraient regroupées dans une coentreprise qui fabrique des trains ainsi que de l'équipement de signalisation ferroviaire. Une transaction pourrait être annoncée au milieu de 2017, selon Bloomberg.

Consolidation en Europe

Ces rumeurs n'ont pas surpris les analystes financiers, qui s'attendaient à ce que Bombardier participe un jour ou l'autre à la consolidation de l'industrie ferroviaire en Europe.

« Avec des constructeurs chinois comme CCRC, il s'agit d'initiatives stratégiques que Bombardier allait devoir prendre », a expliqué Chris Murray, d'Altacorp Capital, au cours d'un entretien téléphonique.

Une éventuelle transaction devrait obtenir l'aval des autorités antitrust ainsi que des syndicats des deux sociétés, qui risquent de s'opposer à des réductions de personnel.

Ce n'est pas la première fois qu'un regroupement des divisions de matériel roulant de Bombardier et Siemens est évoqué, puisqu'en 2015, le Wall Street Journal avait avancé un scénario similaire qui avait été nié par l'entreprise québécoise.

Lorsque Bombardier avait annoncé son entente avec la CDPQ, en 2015, son président et chef de la direction, Alain Bellemare, n'avait pas écarté que la compagnie puisse participer à la consolidation du secteur ferroviaire, alors que le bas de laine des Québécois avait dit qu'il ne comptait pas s'opposer à des « occasions créatrices de valeur ».

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